• Au début du 20è siècle. Une institution proche de Paris, Saint-Augustin, un pensionnat pour fils à papa. C'est là que vivent les héros de ce roman vieillot au parfum suranné.  Une brochette de mouflets nantis vivent là une scolarité de luxe, tous fils d'hommes d'affaires d'Amérique du sud. Il faut inculquer à ces petits cons les valeurs du monde des affaires : cynisme, confiance en soi, hardiesse insolente,.. de la vraie graine de manager ; ils pourront ainsi, devenus grands, faire comme papa et s'empiffrer de dollars pendant qu'on meurt de faim dans les favellas...  Pourtant, ces ados boutonneux et prétentieux sont démunis devant la féminité et le cu! Là, ils sont comme les ados prolos : tourmentés et désemparés. Or, voici qu'arrive à l'institution le jeune Paco Marquez, élève de cinquième. Cela n'a guère d'intérêt sauf que cet élève reçoit la visite régulière de sa grande soeur, la divine et distante Fermina Marquez, 16 ans !... Et bien sûr, elle met, à son insu, le feu à tous ces ados en manque ! Tous la courtisent ! Ce sont des assauts de courtoisie et de ruses pour l'approcher, rester en sa compagnie, tandis que les coeurs brûlent et que les périnées s'enflamment. Deux personnages vont s'occuper plus particulièrement d'elle : Santos, friqué et insolent, qui profite de la thune à papa pour faire des virées à Paris et dormir en classe ; et puis Joanny Leniot, un boutonneux tête de classe ; méprisé par les filles, il va vouloir se venger en jouant avec les sentiments de Fermina, laquelle, se prenant pour une sainte mystique, fait tourner en bourrique ces prétendants qui virevoltent autour d'elle.. Je vous passe les détails, on se retrouve finalement à la fin du bouquin ; les années ont passé, l'institution Saint-Augustin a fermé... Santos le hâbleur friqué est marié à une Allemande, rien à voir avec Fermina... Leniot, le premier de la classes, est mort... et Fermina, elle,... eh bien on ne sait rien ! Qu'est-elle devenue ?... Nul n'en sait rien... C'est ainsi que s'achève cette chronique nostalgique des passions adolescentes, un livre qui fait  vaguement penser aux Grand Meaulnes, mais sans le charme onirique et la poésie du roman d'Alan-Fournier. 


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  • La Récup, c'est un roman noir. Mais un roman noir presque rigolo, tant le style est enjoué, et l'histoire émaillée de petites saillies pleines d'un humour ou d'ironie... L'histoire est la suivante : un malfrat repenti s'est retiré des affaires douteuses. Il se consacre désormais aux serrures médiévales et à leurs mécanismes compliqués, il travaille honorablement pour les Monuments Historiques... Mais un besoin d'argent le fait replonger dans son ancienne activité. Contacté par des maffieux russes, il accepte de crocheter une serrure ancienne dans une riche demeure de la banlieue sud de Paris, moyennant une récompense de 10 000 euros... Mais une fois le coup fait, les maffieux  lui mettent la raclée du siècle, lui injectent un produit, et le laissent pour mort dans une gare de banlieue... Mais notre homme s'en sort.. Résigné, abattu, il se réfugie en Bretagne chez des amis. Mais, après avoir vu un film en DVD dont le héros se venge d'un affront, il reprend courage : il se jure de récupérer les 10 000 euros qu'on lui doit.... Et le voici bientôt au coeur de sombres histoires, où la politique et les affaires côtoient le vol de tableaux, avec une rare violence...  Seul contre tous, a-t-il la moindre chance ?....


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  • Difficile de trouver un bouquin plus emmerdant, alors que, pourtant, il veut parler d'amour ! Mais attention, on ne trouve pas ici d'amour romantique, d'amour érotique, non, rien que l'histoire d'une femme nombriliste, Mathilde, l'héroïne ce cette absence d'histoire... On trouve quoi dans ce bouquin ? Des confidences laborieuse sur des histoires de baise ! Une femme qui sans doute se veut libre, mais nous donne au fil des pages l'image d'une esclave des sentiments, d'une servante du coeur, d'une addict du cul, ballotée de mec en mec.. On assiste à ses bavardages futiles avec son "amie" Hélène : on se sourit, on se ment, on se déteste cordialement entre filles, on se confie des "secrets",avec ue seule et unique préoccupation de tous les instants, obsessionnelle : le cul !  Et ces choutes bien entendu s'offusquent du mot bite et d'une chanson paillarde ! Vulgaire, voyons !  Cette pruderie hypocrite ne les empêche nullement de batifoler, tromper, baiser, pleurer., tout en échangeant des propos pitoyables sur les hommes et les femmes ! c'est de la philosophie très bas de gamme, une longue suite de lieux communs éculés.... Mais attention : ici, on ne s'échauffe pas le périnée avec des ouvriers ! On ne trouve que du beau linge ; un écrivain, un haut fonctionnaire, un architecte ! Ben voyons : un ouvier et sa copine caissière, pouah !.... Et ça bavasse, ça se fouille l'ego, ça se trifouille le nombril ! Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? Ah ! Combien aimer pourrait être plus simple si on y foutait moins de tourments, de contraintes, de souffrances, d'égoïsme, da jalousie, de vacheries, et toutes ces emmerdes qu'on se fabrique à plaisir, comme si on n'avait qu'un but : tout gâcher  !... Mon chat est plus sage : quand il est en rut il nique la chatte du voisin ! et ça fait d'adorables chatons très mignons, sans nous emmerder avec près de 340 pages d'états d'âme !... Faites comme lui, il est là peut-être le secret du bonheur, pas dans les ruptures, les déprimes, les somnifères et les pensions alimentaires !


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  • Derrière ce titre énigmatique se cache un belle histoire policière, un roman très bien ficelé, comme je les aime. ! Ce n'est pas un polar façon amerloque avec pègre, tueurs en séries, trois paquets de clopes et trois bouteilles de scotch à chaque page... Non. Ici on est en France, au coeur du Jura, dans la Société Polybois, une entreprise qui fabrique des panneaux de particules. Un terrible drame s'est produit : le directeur, M. Verdoux, est découvert mort, la tête et les mains broyées par une presse hydraulique. L'enquête de la gendarmerie a rapidement conclu à un accident. Mais une lettre anonyme arrive, évoquant un possible meurtre. Le procureur, informé, délivre une commissions rogatoire. Une équipe de la Police judiciaire se rend sur les lieux, composée du commissaire Gradenne et son subordonné, le jeune lieutenant Quentin Bruchet. Mais, dans le froid glacial du Jura, le commissaire, victime d'une forte grippe, dit garder la chambre. Il donne donc carte blanche à son adjoint. Le lieutenant Quentin se lance donc seul dans une enquête délicate, qui se révélera pleine de mystères et de rebondissements.  On découvre dans un bureau de la société Polybois  des articles de presse relatifs à des massacres pendant la guerre d'Algérie... Le décor  est parfaitement décrit, et on sent que l'auteur connaît bien le milieu industriel. (Claude Ragon, l'auteur, est lui-même ingénieur dans le domaine de la transformation du bois).  Bien entendu, on va bientôt avoir la conviction qu'il s'agissait probablement d'un meurtre... Mais encore faut-il le prouver... Et encore faut-il identifier le (ou les) criminel(s)..  Remis de sa grippe, le commissaire, son lieutenant Quentin, et un capitaine appelé en renfort, vont faire triompher la vérité au terme d'un livre de 358 pages, que l'on a plaisir à lire : suspense, fluidité et clarté de l'histoire, écriture précise, évocation parfaite du Jura, de son climat, de ses vins. Un polar grand cru, à déguster sans modération !


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  • Ceci n'est pas un roman. C'est à la fois une biographie et une belle et poignante aventure. Celle d'une femme, Daphné Sheldrick, qui naît au Kenya en 1934. Ses parents sont des colons d'origine britannique, qui ont quitté l'Afrique du Sud pour s'installer  dans les grands espaces du Kenya... Très tôt confrontée à une nature sauvage, Daphne éprouve d'emblée une immense compassion pour tous les animaux, notamment les rhinocéros, les éléphants... Ces derniers notamment font l'objet de massacres cruels et impitoyables, de la part de braconniers, qui les tuent pour récupérer l'ivoire, lequel fait l'objet d'un immense trafic international. Comme toujours on retrouve ici deux choses : d'un côté les hommes, et leur rapacité sordide et inextinguible, et en face des animaux, victimes innocentes de cette crapulerie insatiable... Daphné Sheldrick, et son mari  David, vont consacrer leur vie à la défense de la nature, en particulier en recueillant et en soignant inlassablement les éléphants orphelins dont on a tué les parents, avant de les remettre dans leur élément sauvage...Après la mort de David, une fondation est créée "The David Sheldrick wildlife", qui a pour missions la préservation, la conservation et la protection  de  la faune sauvage, la lutte contre le braconnage, la sauvegarde de l'environnement naturel, et l'éveil de la  conscience collective sur l'équilibre entre l'homme, les animaux et la nature...... N'allez pas chercher dans ce livre de la littérature ! Lisez-le, vous y trouverez une belle leçon de vie et d'humanité !

    Daphné Sheldrick a reçu de nombreuses distinctions en hommage et en récompense de son combat. Elle est morte en avril 2018. Mais son oeuvre se poursuit à travers la Fondation David Sheldrick Widlife. 


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