• C'est toujours triste de voir mourir un homme intelligent, enseignant, philosophe et chercheur-inventeur.. Mais c'est encore plus triste de voir cet homme, vieilli, se croire obligé de répondre à l'injonction de son éditeur, Pommier, et d'écrire un ultime recueil de réflexions que tout un chacun peut faire à son niveau.. Et même mon plombier s'est livré sans doute à des batailles de polochons dans sa jeunesse, sans en faire pour autant un bouquin...  On a du mal, en lisant ce truc, à penser que c'est Michel Serres qui l'a écrit ! Si j'alignais moi-même de telles pages et les envoyais à un éditeur, il est certain que mon manuscrit irait directement à la poubelle, sans la moindre réponse ! Mais dans notre société où la thune est reine, tout est bon  pour faire du fric ! Y compris de publier à grand renfort de pub, de copinage, et avec la complaisance des medias, cette scorie d'écriture dont la seule valeur est le nom de son auteur... Les éditions Pommier devraient avoir la pudeur de me rembourser mon achat (5,89 euros le livre en version électronique), car il y a là tromperie sur la marchandise : vous vous rappelez, ces gens qui croyaient acheter du boeuf, et à qui on avait fourgué du cheval ?.. Eh bien c'est la même chose ici : j'ai cru acheter du Michel Serres, on m'a fourgué  un brouillon d'écrivassier...  Ne faites pas comme moi, ne renflouez pas les caisses de Pommier ! En tout cas, pas avec ces Morales espiègles qui ne sont qu'une mauvaise blague littéraire !... Michel Serres valait mieux que ça !


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  • L'auteur, Hervé Jourdain, est capitaine de police dans la vraie vie, et auteur de romans policiers, dont celui-ci, qu'on lit avec plaisir. Habituellement la police et la Justice se détestent cordialement. Mais là, ce n'est pas le cas, car justice et police vont se trouver étroitement  impliqués... Zoé est une jeune policière, qui vient d'arriver au 36 Quai des Orfèvres à Paris. Elle est par ailleurs championne de badminton, mais cela ne facilite pas son intégration dans l'équipe, constituée évidemment d'anciens, et d'hommes. Comme souvent dans les romans policiers d'aujourd'hui, les policiers sont aussi des hommes et on ne nous cache rien de leurs difficultés personnelles et privées ; ainsi  la jeune Zoé fait équipe avec Guillaume, un policier dont la femme a subitement disparu, sans qu'on en connaisse les causes... Mais l'intégration de Zoé va se faire de manière très brutale, lorsque se produit un crime peu banal : on découvre le corps d'un juge, mort,  dans les couloirs du Palais de Justice de Paris : la qualité de la victime -juge d'instruction-, le lieu du crime, tout est hors normes et l'enquête se révèle d'emblée difficile et sensible. Or tandis que diverses pistes sont explorées sans grand succès, voici qu'un nouveau cadavre est découvert, toujours au Palais de Justice : cette fois c'est un journaliste judiciaire qui a été assassiné....Telle est la trame de l'histoire, dont évidemment je ne dirai rien de plus. J'ai aimé cette histoire parce qu'elle a des accents de vérité. Et même si l'univers judiciaire ne nous est pas familier, on a affaire à des magistrats, des policiers, des gens qui s'appellent Zoé ou Guillaume, et non pas à des attorneys qui se nomment John Woodedgeborough ou autres noms amerloques  imprononçables !...  Un plaisant récit avec lequel on passe de belles heures de lecture.. A noter : Hervé Jourdain a écrit d'autres romans, dans lesquels on retrouve certains des personnages croisés dans les pages du présent livre... Tapez Hervé Jourdain sur le clavier de votre ordi : Wikipédia vous dira tout !


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  • Michel Bussi s'est inspiré, pour le titre de ce roman, de la belle chanson de Pierre Perret, "Lily" consacrée au racisme... Il s'agit ici d'un honnête polar, un peu abracadabrantesque toutefois, ce qui lui fait perdre beaucoup de crédibilité... Mais il a un mérite documentaire et  pédagogique, afin de sensibiliser à l'odieux trafic auquel se livrent des passeurs crapuleux, qui n'hésitent pas à se gaver sur le dos des migrants, et à leur soutirer des sommes colossales pour les transporter dans des conditions épouvantables ! Des ordures auxquels je mettrais volontiers une balle dans la tête sans la moindre émotion, le moindre scrupule, si je puis me permettre cette confidence humaniste !... Et donc nous suivons la vie d'une femme africaine, intégrée en France, mais qui trimbale derrière elle des souffrances indicibles liées à la saloperie humaine... Impossible d'en dire plus.. On a un peu de mal à entrer dans l'histoire, c'est un peu laborieux au début, et puis on est pris dans l'aventure...  C'est en outre bien écrit...


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  • Si je mentionne ce bouquin ici, c'est seulement pour vous éviter une déconvenue !  Cet épais volume de plus 475 pages se veut être un thriller. En fait,  après un début honorable de quelques pages, ça dérape dans la ratatouille et la plus grande confusion. Une sombre histoire se met en place, avec des méchants, des traîtres, des truands, mais aussi la CIA , le tout dans une embrouillamini  épouvantable... C'est inintéressant au possible, mal écrit, confus, abscons, embrouillé, emmêlé, et disons-le, on s'emmerde grave ! Au bout de cinquante pages, j'ai renoncé ! La vie est trop courte pour la gâcher  dans des bouquins chiants ! Bon, j'en ai terminé avec ce livre.. enfin presque : il me reste à le porter jusqu'à la poubelle à papiers et emballages de ma résidence !  et hop ! bon pour le recyclage !


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  • Zones, ce n'est pas un roman, c'est une sorte de reportage, sous formes de chapitres datés au jour le jour, qui nous montrent toutes sortes de rues et de quartiers de la banlieue parisienne. Mais attention, on ne pète pas dans la soie, ici, on côtoie les bas-fonds, entre Garges et la porte de Bagnolet, en passant par le 18è arrondissement de Paris, mais aussi le Saint-Denis d'avant le Grand Stade... Avec l'auteur on y côtoie  des zones grises et des êtres plus ou moins marginaux, quand ils ne sont pas simplement ordinaires et prolétaires... C'est bien écrit, c'est bien décrit, mais comme tout cela est sombre et monotone , triste aussi, et très factuel. Jean Rolin n'analyse pas.. on le voit errer d'hôtel banal en hôtel minable.. Et il donne l'impression d'être aussi paumé que les lieux qu'il décrit et les gens qu'il croise... Et surtout, en lisant ces récits on a l'impression qu'on piétine ; il n'y a pas de progression, on patauge entre des murs lépreux, mais quand on en sort au chapitre suivant c'est pour tomber dans un rade pourri, puis, quelques pages plus loin, voici qu'on traverse un terrain vague à la nuit, pour nous retrouver ensuite dans un hôtel sombre, un jour de pluie... Ajoutons à ça des clopes et de la bibine, et ça donne un bouquin qu'on est sûr au moins de ne pas lire deux fois ! ... Et pourtant, l'auteur a reçu de nombreux prix tout au long de sa carrière, dont le Prix Médicis en 1996 pour  l'Organisation, et le Prix Albert Londres pour La Ligne de front... Mais bon, j'accroche pas ! en tout cas, j'accroche pas sur "Zones".. Faudra que je lise autre chose de lui.


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