• Roman étrange, car il nous met vraiment mal à l'aise... Au début, on suit Sophie, mal dans sa peau et probablement folle...Après avoir commis un crime dans un accès de démence, elle s'enfuit, et se fabrique une fausse identité. On croit que c'est là le début d'un polar... et pas du tout ! Le roman change, et nous montre le terrible engrenage dans lequel Sophie a été entraînée par un homme qui veut se venger sur elle d'un passé dont elle n'est pourtant pas responsable... C'est là qu'on se met à souffrir pour elle: Sophie se trouve harcelée quotidiennement... Mais non, en fait c'est bien pire qu'un harcèlement : elle est manipulée, bernée, sans jamais voir ni deviner quoi que ce soit.. Elle perd des objets, oublie des rendez-vous, ne retrouve plus sa voiture... sa vie devient un enfer, sans qu'elle comprenne rien à ce qui lui arrive... Et puis un jour... elle comprend... Elle identifie son agresseur... Et là, la situation va changer... Il était temps !... euh...... au fait, le titre c'est bien "Robe de marié", sans e !.. Non, je ne vous dirai pas pourquoi !... Z'avez qu'à lire !


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  • Ce roman airait pu s'intituler " Un homme se penche sur son passé".. mais le titre était déjà pris...  Le bouquin brille par son manque absolu d'originalité. C'est un "road movie" classique et fade. Un vieux chnoque de 60 balais, autrefois prof de lettres à l'Université, avait quitté l'enseignement pour vivre dans une ferme, et se reconvertir dans l'agriculture. Il s'était marié à Viviane.. Mais le vieux chnoque, grand clopeur et  de plus alcoolique, se voit abandonné par sa femme... Alors il prend sa bagnole, un vieux tacot aussi déglingué que lui, et part sur les roues américaines, d'Etat en Etat, en contemplant les paysages et en évoquant ses souvenirs... Dans le même temps bien sûr il se saoûle la gueule et clope comme un malade (c'est ça, aimer la vie ???...) et rencontre une de ses anciennes étudiantes pour laquelle il bandait dur à la fac ! Là, il se rattrape en la baisant à fesses rabattues. Et l'ex-étudiante, désormais consentante, est insatiable au cul, à tel point que l'auteur s'enduit la bite de pommade (c'est dans le texte) pour calmer son irritation pénienne...(c'est beau, l'amour !!!) Bref, de chapitre en chapitre, on navigue entre des baisouillettes, des verres d'alcool et des paquets de clopes !.... Heureusement il y a les quelques paysages décrits, mais qui ne valent pas  cinq minutes d'une vidéo sur Ushuaïa...  Il est de bon ton, je sais, de s'extasier sur Jim Harrison ! Il suffit de cloper et de picoler pour être un héros de nos jours.. Pourtant, raconter à pleines pages qu'on bande pour une jeune fille en short rose,  ou pour le cul bien moulé d'une jeune serveuse de bar, c'est d'une telle banalité que ça ne mérite pas un bouquin !  On s'en fout, des émois culiers d'Harrison ! Mon plombier a les mêmes, et n'en fait pas tout un plat à La Grande Librairie !... Ouste, à la poubelle, ce livre ! Recyclage !.... il fera peut-être un bon papier-cul ! Comme quoi les livres sont toujours utiles, d'une manière ou d'une autre !


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  • Ah misère ! On arrive ici, dans cet essai, au summum du charabia intello, pour parler de l'orgasme ! A ce point là, c'est du grand art ! On ne résume pas le charabia, on l'illustre ! Voici donc un modeste best-off recueilli pour vous au hasard des 316 pages de cet ouvrage de branlette intellectuelle :

    "Désordre amoureux qui se met en place dans un monde qui n'est pas amoureux et sous l'effet d'un autre désordre qui lui est antérieur ou étranger mais dont les capacités de perturbation dans la sphère socio-politique ou symbolique sont elles-mêmes imprévisibles".

    On continue :

    "Dans le domaine de l'érotisme, toutes les idéologies de la libération ne nous proposent que le réalisme orgastique, mainmise du génital  sur le corps exacte ment  comme le réalisme socialiste  est la perversion totalitaire de l'art".

    Coucou... coucouuuu  Vous êtes encore laà ?... pas encore dans le coma ?... Alors une petite dernière, car les pires choses ont aussi une fin :

    "L'éclatement de l'éjaculation nous laisse sans voix, privés de toute disponibilité. Au moment où il va se répandre, l'homme est un sujet clivé".

    Là faut arrêter, les mecs ! Vous avez le droit d'avoir fait Normal Sup, mais pas celui de nous enfumer à ce point. D'habitude, Brückner est bon,, mais là, avec Finkielcrotte, il s'embourbe et nous emmerde par dessus le marché ! Franchement, la masturbation intellectuelle ne vous réussit pas ! Essayez l'autre : compréhensible par tous sans charabia et largement répandue, si j'ose dire !!!!

    En outre, ce bouquin date de 1977 : le cul a évolué depuis 45 ans !  Vite, une nouvelle édition mise à jour... et en français, genre : 'Le tout nouveau désordre amoureux pour les nuls" !


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  • Code 93 est un polar qui a le mérite d'un scénario particulièrement original. En effet, il n'oppose pas la police et des criminels, mais met à jour une fraude interne à la police, qui serait passée inaperçue sans une erreur... J'explique. L'idée est la suivante  : Pour faire le Grand Paris, il a été décidé de réunir à Paris les trois départements limitrophes : le 92 (Hauts-de-Seine, le 93 (Seine-Saint-Denis) et le 94 ( Val-de-Marne), tout cela formant le Grand Paris, avec la perspective d'immenses travaux, de nouveaux transports, d'un développement économique et commercial sans précédent. Seulement il y a un hic : le 93 fait tache dans le paysage : son taux de criminalité est très élevé, bien supérieur à la criminalité de Paris du 92 et du 94...  Quelles entreprises voudront investir dans un territoire aussi peu sûr ? Qui voudra s'y installer, au milieu d'une telle délinquance ?... La solution trouvée par la police est simple : comme on ne peut pas faire baisser la criminalité du 93, on  va faire baisser les chiffres. C'est ainsi que les policiers font disparaître tous les dossiers d'enquêtes criminelles qui mettent en cause des victimes très pauvres, des SDF, des drogués, des prostituées, tous ces "invisibles" de la société, dont personne ne se préoccupera. Et personne  ne comptabilisera ces affaires. Ainsi, tout dossier enterré, c'est en apparence un crime de moins commis dans le 93... et les chiffres de la criminalité baisseront ainsi, pour rejoindre le niveau des autres départements... Mais un jour, la police commet une erreur  : elle fait disparaître le dossier de la jeune Camille, une prostituée droguée, assassinée, une pauvre fille en somme... Mais, pas de bol pour les policiers magouilleurs de chiffres, cette jeune fille est issue d'une famille bourgeoise et friquée, qui mène sa propre enquête avec le concours d'un détective privé... En outre, un journaliste d'investigation s'aperçoit  de la disparition de certains dossiers... Du grabuge  en perspective dans la police... mais est-ce certain ? il y  va en effet de l'intérêt supérieur de la région du Grand Paris... Un roman étonnant  et bien ficelé, plausible... à lire...


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  • Un roman policier ? Non, c'est un roman psychologique, tout en douceur, tout en douleurs, à l'image de la vie... Nous sommes sur la côte Est des USA, à la fin d'un été caniculaire.  Adele est une femme seule, divorcée de son mari, et qui élève son fils, le jeune Henry, treize ans. Une existence effacée, discrète, presque recluse. Ils ne voient presque personne, et personne ne vient les voir... Ils ne vont jamais nulle part. Le père est parti et vit avec Marjorie : une famille recomposée... Comme beaucoup, comme partout.. la routine... Quelques jours avant la rentrée des classes, Henry et sa mère se rendent au supermarché. Là, ils sont abordés par un homme au ton bienveillant, qui leur demande de l'aide... Son pantalon est taché d'un peu de sang, et il boite... Adèle accepte et ramène chez elle l'homme blessé. Là, il avoue être un prisonnier en cavale. En prison pour meurtre, il s'est blessé en s'évadant... Le temps d'un long week-end, c'est un étrange huis-clos qui débute entre ces trois personnages solitaires, le temps de vivre une expérience qui va marquer leur vie à jamais...  C'est bien écrit, jamais pleurnichard... jamais gnan-gnan... Une profonde humanité, une quête de douceur dans un monde de douleurs... Un bon livre.

    NB : ce livre a été adapté au cinéma, sous le titre "Last days of summer" en 2013. Un film superbe, et dans lequel, comme dans le roman, on ne sombre jamais dans la niaiserie et le rose-bonbon. 


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