• Illan et Soline sont deux jeunes ; ils se rencontrent dans un TGV, alors que Soline polémiquait avec un agent SNCF qui refusait d'accepter son violoncelle, trop volumineux. Illan prend la défense de Soline, avec d'autant plus d'énergie et de sollicitude  qu'il a flashé sur les fesses et les seins de Soline.. Quelques jours plus tard, c'est l'amour fou ! Les baises endiablées s'enchaînent, y compris dans des lieux publics.... Un jour, deux vieux les abordent : Georges, un vieux professeur de 90 ans et son épouse Yoa, aussi âgée que lui, et en fauteuil roulant. Ce vieux couple a été attendri au spectacle des deux amoureux, qui s'ébattaient  dans une fellation éblouissante dans un jardin public.. Cela a rappelé au vieux couple de bien anciens souvenirs : "On dirait nous ! ont-ils murmuré... Ils abordent donc les jeunes pour faire connaissance...Invitation suspecte par deux vieux pervers ? Pas du tout ! Cette histoire, enlevée et espiègle, plonge au coeur même de l'amour des êtres... Sous les dehors d'un récit qui pourrait sembler parfois mièvre, se révèlent des thèmes beaucoup plus profonds.. l'amour, l'amitié, l'enfant, la vieillesse, la descendance, et même la réincarnation.. Bref, avec Cauwelaert, on est toujours au milieu de l'étrange... Je ne dis rien d'autre, il faut garder le mystère de ce livre sans vous dévoiler les rebondissements multiples de ce livre... De belles pages, un roman à ne pas manquer...


    votre commentaire
  • Quelle horreur, que ce roman de Balzac ! Non, ne croyez pas que je déteste la littérature classique, et que je sois un fan du dernier bouquin creux et nul sorti, et placé au top des ventes chez Carrefour, au rayon livres entre les tampax et le foie de veau !... Mais là, tout de même, avec Les Chouans, on atteint le fond, la lie de la littérature pleurnicharde.. Le mélo coule à flots de la age 1 à a page 262... Voici l'histoire : on est en 1799, en Bretagne, les paysans bretons (les Chouans) prennent les armes contre les Républicains (Les Bleus)...  Une aristocrate, Marie de Verneuil, est envoyée de Paris par Fouché, avec pour mission de capturer ou éliminer le chef des rebelles, le marquis de Montauran, dit Le Gars.. Que croyez-vous qu'il arriva  ? Ben oui, voyons, la meuf tombe raide amoureuse du marquis !!! Imaginez le bordel que ça met  sur place, dans les têtes et dans les faits ! Sans compter que Marie de Verneuil est secondée par un policier ambitieux et sans scrupule, Corentin !... Vous mélangez tout ça dans un shaker, vous secouez, et il en ressort une véritable ratatouille, illisible, tarabiscotée, embrouillé comme c'est pas possible...  Si encore c'était bien écrit, on goûterait au moins un style, une écriture ! Mais non, même pas : ce roman est écrit dans le pur style pompier des romans à l'eau de rose de la fin du 19è siècle... ça dégouline de phrases alambiquées, c'est sirupeux, gluant de grandes proclamations déchirantes, d'aveux d'amour fou, de passion exacerbée, de désirs fous et contrariés où s'affrontent en permanence, dans un trio infernal, le rut, la monarchie et la république ! Pour vous faire une conclusion courte, je vous dis ceci : même Musso et Harlan Coben font mieux !!! C'est dire !....


    votre commentaire
  • Dans mes années-lycée, il y a bien longtemps, je me plaisais à lire un OSS 117, entre mes laborieuses traductions  de Salluste, Tacite ou Ovide, en ces années où l'on apprenait le latin au lycée, ce qui ne laissait pas beaucoup de temps pour agresser les forces de l'ordre dans des manifs ! ... Autres temps autres moeurs.. Ô tempora ô mores !" et voilà, je l'ai dit en latin !!! Pour retrouver ces moments de lecture d'autrefois, je viens de lire "Vous avez trahi", un OSS 117 de Jean Bruce... Las, le charme est rompu ! Je n'ai trouvé dans ce roman que la lie de la littérature d'espionnage, un véritable ramassis des poncifs du genre : une histoire en forme d'embrouillamini épouvantable, avec des tonnes de personnages, tous plus menteurs les uns que les autres : des ambassadeurs qui manipulent des attachés, lesquels communiquent par radio avec la CIA... De chapitre en chapitre, ce ne sont que coups de poings, coups de feu, coups de queue, ponctués de clopes et de verres d'alcool jusqu'à plus soif ! Dans ce magma de tirs croisés, de règlements de compte  et d'exécutions sommaires, il y a évidemment LE héros, Hubert Bonisseur de la Bath, dit OSS 117, qui survit à tous les coups, et arrête à toutes les balles sans avoir besoin de gilet ! Trop fort le mec ! En contrepoint, il y a les femmes : dans cette littérature, elles sont évidemment des idiotes ravissantes, fourbes et dissimulatrices, mais toujours prêtes à s'allonger sous un agent secret, pourvu qu'il porte beau et qu'elles puissent en tirer de la thune  ou une belle bagnole ! Bref, on nage dans le roman bas de gamme ! et dire que j'ai lu ça quand j'étais jeune !.. on n'est pas sérieux quand on a 17 ans !!!...


    votre commentaire
  • La policière Lucie Hennebelle, jeune lieutenant de police à  Lille, est en vacances. Mais son séjour est gâché par  un accident étonnant : Ludovic, son ex, est brusquement frappé de cécité en  visionnant, chez lui, un petit film mystérieux...Et comme un malheur n'arrive jamais seul, voici qu'on découvre en Normandie cinq cadavres, enterrés et affreusement mutilés. La Brigade criminelle fait appel à un vieux routier, le commissaire Franck Sharko, pour résoudre cette double affaire... Sharko va travailler en tandem avec Lucie Hennebelle, et découvrir bientôt que ces deux affaires n'en font qu'une... Leur enquête les conduit des bidonvilles du Caire aux orphelinats du Canada, et bientôt une horrible réalité se fait jour, avec la découverte d'un mal effrayant : le Syndrome E....De page en page et de chapitre en chapitre, on est happé  par les épisodes de cette histoire à la fois angoissante et haletante, racontée avec un grand talent narratif par Franck Thiliez.  Ma plus belle critique tient dans cette remarque : moi qui déteste les livres qui dépassent 250 pages, je suis allé ici au bout des 510 pages sans m'ennuyer un seul instant ! 


    votre commentaire
  • Voici un récit autobiographique. L'auteur nous raconte une expérience touristique et spirituelle assez extraordinaire : alors qu'il est parti  en Algérie pour un voyage en groupe à la découverte du Hoggar, il décide un soir de patir seul, en éclaireur, pour rentrer au camp de base... Mais il se perd... Egaré dans le désert du Hoggar, il voit arriver la nuit, et avec elle le froid... Il n'a aucune couverture, même pas un pull... Sans doute va-t-il mourir... Il se réfugie près de roches encore chauds de l'ardeur su soleil, et puis, il a l'idée de s'enfouir sous une bonne épaisseur de sable... Et voici que dans la nui, il ressent à la fis chaleur et éblouissement, beauté infini et bonheur ineffable. Il touche au Divin, en état de grâce... Heureusement pour lui, le lendemain, dans la journée, alors qu'il n' plus une goutte d'eau à boire, on le retrouve, sain et sauf.... C'est bien écrit, mais bon, cette découverte brûlante d'un Dieu infini me laisse très sceptique, même si je ne nie pas ce qu'a ressenti l'auteur l'auteur. Mais entre la sincérité du ressenti et la réalité objective, il y a un fossé  que je ne franchis pas... Je remarque d'ailleurs que tous ceux qui sont soudain illuminés par la grâce, le sont toujours dans des circonstances dramatiques, ou dans la maladie : Thérèse de Liisieux... Bernadette Soubirous... Blaise Pascal... rien que des gens brisés, souffreteux, et qui meurent très jeunes.. Je n'ai jamais vu un mec touché par une brûlante révélation alors qu'il se tape un Big Mac tranquilos près de son Burger King ! Jamais !.... Il y a de quoi s'interroger, non ?... Cela étant, le bouquin se laisse lire ; on ne s'emmerde pas, et c'est déjà beaucoup !  Ce n'est pas un roman, c'est une tranche de foi, et il faut reconnaître qu'elle est digeste !


    votre commentaire



    Suivre le flux RSS des articles
    Suivre le flux RSS des commentaires