• Quand un bouquin dépasse les 250 pages, la littérature devient du délayage, les détails deviennent du pointillisme maniaque, les répétitions des redites ! Ce roman de 516 pages n'échappe pas, hélas, à cette règle empirique que j'ai forgée, issue de mon observation de lecteur sur plusieurs décennies..  Si encore le stylé était clair, l'histoire limpide, la progression rigoureuse ! Mais là, on a seulement une ratatouille épouvantable, autour d'une histoire de famille affreusement compliquée et qui ne présente aucun intérêt ! Des amours ratées, des fortunes douteuses, des amitiés brisées, des époux trompés, des jalousies, des racontars... on a ça tous les jours autour de soi, dans son entourage, dans son quartier, dans sa vie même parfois et celle de ses proches ! Pas la peine dès lors de se plonger dans un livre qui vous emmerde, chapitre après chapitre, avec toutes ces avanies et ces tristes vicissitudes qui font la vie humaine dans sa banalité incontournable, presque fatale !.. J'ai tenu 138 pages quand même, cramponné au bouquin, crispé sur les pages, espérant une éclaircie, une lueur d'intérêt, un peu de  suspense!... Rien ! Je jette l'éponge ! Pas la force de tourner une page de plus... La vie est trop courte pour s'emmerder à lire un pareil fatras ! Je zappe !.. Mais bon, ne vous fiez pas forcément à moi ! Vous avez le droit de vous délecter de ce roman : il y a des lecteurs qui aiment la ratatouille, et c'est leur droit !


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  • Catherine Arley, de son vrai nom Pierrette Pernot, est une romancière française longtemps refusée par les éditeurs français, qui ont fini par lé découvrir - il était temps- dans les années 1970. Elle a été ainsi publiée aux éditions Euridif, dans la colletion Suspense. La Baie des Trépassés n'est pas un polar. Mais un roman de suspense à l'intrigue simple et redoutable. Dès les premières pages, l'héroïne, Ada, sort de l'hôpital après une sévère dépression. Son mari, André, lui a fait une surprise ; une surprise de taille : pour sa convalescence, il lui a acheté une maison en Bretagne : elle pourra s'y reposer, au grand air vivifiant de la mer.... Ada n'est pas spécialement contente, mais elle fait semblant, en épouse sage et soumise, pour qui être heureuse  a moins d'importance que faire plaisir à son mari, ne pas le décevoir... On sent une ambiance lourde, de la tristesse... André et Ada s'installent donc dans cette maison, mais le téléphone sonne : André doit immédiatement repartir pur Paris : un important contratà signer... Il promet de revenir deux jours plus tard... Ada a très peur de rester seule dans cette maison isolée, proche d'un falaise en à pic sur des rochers entre lesquels gronde la mer.... Elle exige  d'accompagner son mari, mais il l'en dissuade fermement... Peu de temps après le départ d'André, dès la première nuit, Ada est réveillée en sursaut : des cups ont été frappés le long de la maison.. La peur devient angoisse, et l'angoisse devient terreur.... Au fils des heures, d'autres phénomènes étranges vont se produire...Le mystère est total.. Mais au retour d'André, deux jours plus tard, tout va s'éclairer !.. ou plutôt s'assombrir ! Et ce n'est rien de le dire !....Amateurs de happy end, c'est raté ! ... 


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  • Au début du 20è siècle. Une institution proche de Paris, Saint-Augustin, un pensionnat pour fils à papa. C'est là que vivent les héros de ce roman vieillot au parfum suranné.  Une brochette de mouflets nantis vivent là une scolarité de luxe, tous fils d'hommes d'affaires d'Amérique du sud. Il faut inculquer à ces petits cons les valeurs du monde des affaires : cynisme, confiance en soi, hardiesse insolente,.. de la vraie graine de manager ; ils pourront ainsi, devenus grands, faire comme papa et s'empiffrer de dollars pendant qu'on meurt de faim dans les favellas...  Pourtant, ces ados boutonneux et prétentieux sont démunis devant la féminité et le cu! Là, ils sont comme les ados prolos : tourmentés et désemparés. Or, voici qu'arrive à l'institution le jeune Paco Marquez, élève de cinquième. Cela n'a guère d'intérêt sauf que cet élève reçoit la visite régulière de sa grande soeur, la divine et distante Fermina Marquez, 16 ans !... Et bien sûr, elle met, à son insu, le feu à tous ces ados en manque ! Tous la courtisent ! Ce sont des assauts de courtoisie et de ruses pour l'approcher, rester en sa compagnie, tandis que les coeurs brûlent et que les périnées s'enflamment. Deux personnages vont s'occuper plus particulièrement d'elle : Santos, friqué et insolent, qui profite de la thune à papa pour faire des virées à Paris et dormir en classe ; et puis Joanny Leniot, un boutonneux tête de classe ; méprisé par les filles, il va vouloir se venger en jouant avec les sentiments de Fermina, laquelle, se prenant pour une sainte mystique, fait tourner en bourrique ces prétendants qui virevoltent autour d'elle.. Je vous passe les détails, on se retrouve finalement à la fin du bouquin ; les années ont passé, l'institution Saint-Augustin a fermé... Santos le hâbleur friqué est marié à une Allemande, rien à voir avec Fermina... Leniot, le premier de la classes, est mort... et Fermina, elle,... eh bien on ne sait rien ! Qu'est-elle devenue ?... Nul n'en sait rien... C'est ainsi que s'achève cette chronique nostalgique des passions adolescentes, un livre qui fait  vaguement penser aux Grand Meaulnes, mais sans le charme onirique et la poésie du roman d'Alan-Fournier. 


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  • La Récup, c'est un roman noir. Mais un roman noir presque rigolo, tant le style est enjoué, et l'histoire émaillée de petites saillies pleines d'un humour ou d'ironie... L'histoire est la suivante : un malfrat repenti s'est retiré des affaires douteuses. Il se consacre désormais aux serrures médiévales et à leurs mécanismes compliqués, il travaille honorablement pour les Monuments Historiques... Mais un besoin d'argent le fait replonger dans son ancienne activité. Contacté par des maffieux russes, il accepte de crocheter une serrure ancienne dans une riche demeure de la banlieue sud de Paris, moyennant une récompense de 10 000 euros... Mais une fois le coup fait, les maffieux  lui mettent la raclée du siècle, lui injectent un produit, et le laissent pour mort dans une gare de banlieue... Mais notre homme s'en sort.. Résigné, abattu, il se réfugie en Bretagne chez des amis. Mais, après avoir vu un film en DVD dont le héros se venge d'un affront, il reprend courage : il se jure de récupérer les 10 000 euros qu'on lui doit.... Et le voici bientôt au coeur de sombres histoires, où la politique et les affaires côtoient le vol de tableaux, avec une rare violence...  Seul contre tous, a-t-il la moindre chance ?....


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  • Difficile de trouver un bouquin plus emmerdant, alors que, pourtant, il veut parler d'amour ! Mais attention, on ne trouve pas ici d'amour romantique, d'amour érotique, non, rien que l'histoire d'une femme nombriliste, Mathilde, l'héroïne ce cette absence d'histoire... On trouve quoi dans ce bouquin ? Des confidences laborieuse sur des histoires de baise ! Une femme qui sans doute se veut libre, mais nous donne au fil des pages l'image d'une esclave des sentiments, d'une servante du coeur, d'une addict du cul, ballotée de mec en mec.. On assiste à ses bavardages futiles avec son "amie" Hélène : on se sourit, on se ment, on se déteste cordialement entre filles, on se confie des "secrets",avec ue seule et unique préoccupation de tous les instants, obsessionnelle : le cul !  Et ces choutes bien entendu s'offusquent du mot bite et d'une chanson paillarde ! Vulgaire, voyons !  Cette pruderie hypocrite ne les empêche nullement de batifoler, tromper, baiser, pleurer., tout en échangeant des propos pitoyables sur les hommes et les femmes ! c'est de la philosophie très bas de gamme, une longue suite de lieux communs éculés.... Mais attention : ici, on ne s'échauffe pas le périnée avec des ouvriers ! On ne trouve que du beau linge ; un écrivain, un haut fonctionnaire, un architecte ! Ben voyons : un ouvier et sa copine caissière, pouah !.... Et ça bavasse, ça se fouille l'ego, ça se trifouille le nombril ! Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? Ah ! Combien aimer pourrait être plus simple si on y foutait moins de tourments, de contraintes, de souffrances, d'égoïsme, da jalousie, de vacheries, et toutes ces emmerdes qu'on se fabrique à plaisir, comme si on n'avait qu'un but : tout gâcher  !... Mon chat est plus sage : quand il est en rut il nique la chatte du voisin ! et ça fait d'adorables chatons très mignons, sans nous emmerder avec près de 340 pages d'états d'âme !... Faites comme lui, il est là peut-être le secret du bonheur, pas dans les ruptures, les déprimes, les somnifères et les pensions alimentaires !


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