• Ce roman farfelu m'a laissé de marbre... Il paraît que c'est de l'humour anglais, ah bon, merci ! Sauf que je suis français et totalement imperméable à ces rigolades d'outre-manche. Le livre nous conte les aventures du "nouveau capitaine"... Ce héros étrange part à la chasse, armé de son fusil... Peu après on trouve dans la forêt un papier traversé d'une balle, un lapin mort, et le cadavre d'un homme : Harry.... On pense qu'il a été tué par le nouveau capitaine, mais bientôt, à la faveur de rencontres et d'échanges entre les personnages, on ne sait plus... On enterre donc Harry, mais après plusieurs discussions entre voisins, on le déterre, pour l'inhumer à nouveau, à la faveur de coups de théâtre burlesques... Le pauvre Harry changera ainsi trois ou quatre fois de sépultures ! L'écriture se veut également poétique, et le fait est que Hitchcock a tiré un film de ce bouquin.... Pour ma part, j'ai passé de sales moments d'ennui à parcourir cette litanies de rebondissements abracadabrantesques, sans le moindre intérêt... On dirait un roman écrit collectivement par des amateurs en atelier d'écriture, chacun rédigeant un bout de chapitre, avec, à la place de la littérature, une créativité farfelue et poussive, pour aboutir à une livre-ratatouille fait de beaucoup d'efforts et de peu de talent.. Qui a tué Harry ???  à la vérité, je m'en tape, vous n'avez même pas idée !


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  • Thierry Bourcy est le brillant écrivain  qui a écrit une série de romans très documentés sur la guerre de 14, avec les enquêtes de Célestin Louise, policier et poilu.. Mais ici, on descend d'un cran.:  "Il était tout froid dans l'est" est davantage une pochade récréative, qu'un roman,  et raconte une aventure de Gérard Lecouvreur, surnommé Le Poulpe. Il se rend en Alsace pour chercher un capot de roue d'avion, dont il doit prendre livraison dans un garage. Mais lorsqu'il arrive au pays des cigognes, il apprend dans la presse locale qu'une jeune étudiant, Julien, a été trouvé mort, dans une tranchée de l'ancien champ de bataille du Hartmannswillerkopf... Sa curiosité le pousse à profiter de son séjour alsacien pour enquêter sur ce meurtre... Bientôt il découvre qu'un projet d'enfouissement des déchets nucléaires fait débat dans la région... Y a-t-il un lien avec la mort d l'étudiant ?... Voilà, on lit vite ce bouquin de 165 pages aux parfums de bière, de choucroute et de vins d'Alsace !...  Pour info, ce livre fait partie d'une série curieuse : tous les titres racontent une aventure du Poulpe, mais chaque fois écrite par un écrivain différent...  Bof, ce n'est pas ce qu'on fait de mieux pour l'homogénéité ! à découvrir, sans se prendre la tête.


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  • Ce polar est bien écrit, mais son contenu pourrait se résumer par "trop, c'est trop !".. Certes, on est ici en plein polar.. Alors je veux bien que l'on commence par un meurtre, je veux bien que ce meurtre soit horrible, et bien sûr je n'ai rien contre le fait qu'un commissaire de police se lance dans une enquête....  et j'attends que l'on arrête et punisse la crapule... Mais bon, faut pas abuser ! Quand le meurtre est suivi d'un deuxième.. que l'enquête merde grave, que survient un troisième meurtre et qu'on apprend dans la même temps que la femme du commissaire a disparu et qu'elle est sans doute séquestrée par l'auteur des crimes.. et que bientôt on découvre un nouveau mort - un de plus-, là je gueule STOP !  Pas la peine d'accumuler à ce point les crimes abominables pour remplir 464 pages ! Un seul mort, une belle enquête et 200 pages de moins, ça aurait suffi amplement ! Ce serait déjà plus vraisemblable que cet imbroglio inextricable  de cadavres, tous affreusement torturés avec de lancinantes redites.... Mais bon, ce n'est que mon avis.. Par contre c'est bien écrit, et l'auteur profite de son écriture, mine de rien, pour asséner quelques vérités bien senties, en particulier contre cette merde qu'est la clope. Je le cite " Il alluma une cigarette. La pulpe de ses doigts, tartinée de nicotine, ne laissait aucun doute quant à son avenir, cancer du poumon ou de la gorge avant cinquante ans"... Bravo Thilliiez  ! Il faut faire la leçon aux clopeurs, qui empoisonnent les autres avec leur drogue addictive...... On trouve aussi des allusions culturelles du meilleur effet, par exemple: le sculpteur Juan Juni, du 15è siècle, et son buste de Soeur Clémence : c'est excellent d'obliger le lecteur de polar à ingurgiter un peu de culture ! ça n'a jamais fait de mal à personne ! On ferait mieux d'introduire de la culture dans les stades plutôt que de l'alcool !

    Et voilà, rien d'autre à en dire ! Un bon polar, même si on touche ici à l'invraisemblable, car le récit  s'inscrit dans le cadre d'une enquête policière, et non dans le registre du fantastique ou de la science fiction qui rendraient acceptable l'invraisemblable.


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  • Avec ce roman confus, c'est le lecteur qui déguste ! Dans cette ratatouille racoleuse et complaisante, l'auteur utilise les archétypes les plus éculés, pour radoter pendant 283 pages. Comme écrit déjà des millions de fois, nous voici au lendemain de la seconde guerre mondiale, en France. Bernard, 50 ans, a été un fumier ordinaire qui a fait du gras pendant le conflit, en traquant les juifs avec un zèle tricolore bien français. Or, ce sale type décide de se marier : l'amour pour effacer les mauvais souvenirs. Et évidemment, comme toujours chez Queffélec, la nénette, Muriel,  a trente ans de moins que son mec ! Un vieux avec une jeune, c'est une obsession récurrente de l'auteur : ce n'est pas un mal en soi, mais il n'en tire rien dans ses romans. Dans ce livre, sa jeune épouse est confrontées aux mensonges de son ex-collabo de mari, Bernard.. Mas en même temps "elle sait" et a elle-même un secret : elle est en effet juive elle-même !... Il s'ajoute à cet imbroglio invraisemblable, convenu et chiant, une histoire de dégustation de vins... Bernard qui fut un grand oenologue ne sent plus rien,tandis que la jeune Muriel gravit les échelons qui vont faire d'elle une sommelière de première bourre ! ... Je m'en veux d'avoir perdu mon temps à lire in extenso ce pavé lourdingue et bavard, tout juste bon à meubler quelques instants courtois de "La Grande Librairie", où un aimable bavardage élégant et quelques ronds de jambes remplacent un talent  inexistant . Ce bouquin est d'ailleurs tellement insipide qu'il a été publié chez France-Loisirs, véritable pépinière de bouquins nunuches ! 


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  • Du pur Houellebecq !... Et donc excellent !.... L'histoire :  Un occidental, Français de surcroît, un type moyen et désabusé se balade...C'est un 14 décembre... il pense soudain qu'il va probablement s'emmerder, comme d'habitue, au prochain réveillon. Alors il entre dans la première agence de voyages qu'il trouve. On essaie de lui fourguer un séjour en Tunisie mais il refuse "Pas de pays arabes : les pays arabes ce serait bien sans leur religion de merde !"...Il finit pas s'inscrire à un séjour d'une semaine aux Canaries, sur l'île volcanique de Lanzarote. Belle description du tourisme de masse, ces médiocres en troupeaux qui s'étourdissent de conneries, des loisirs 3B : Baise, bouffe, bronzette... Là-bas, le narrateur fait la connaissance de Rudi, un Luxembourgeois dépressif.. Il remarque aussi les seins opulents de deux jeunes Allemandes lesbiennes. Il contemple leurs ébats publics, et finira par les baiser, tandis que Rudi ne parvient pas à s'intégrer dans ces réjouissances sexuelles, malgré les efforts du narrateur pour l'entraîner et la complaisance consentante des deux Allemandes... Finalement Rudi quitte Lanzarote avant les autres ; il laisse une lettre au narrateur, dans laquelle il explique qu'il va rejoindre la secte raéliene.... De retour à Paris, le narrateur reprend son existence banale.. Mais en ouvrant son journal, il retrouve Rudi, impliqué dans une affaire de pédophilie en Belgique... Je le disais au début : du pur Houellebecq : lucide, sombre, désabusé.... On retrouve ici les thèmes chers à l'auteur : la décadence occidentale et le misérabilisme sexuel de l'Occident... Assurément, ça ne plaira pas aux assoiffés d'eau de rose, aux lecteurs du Figaro et autres amateurs de sucreries gnan-gnan façon Drücker...  On ne peut pas plaire à tout le monde...


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