• Encore une saga paysanne, pour ceux qui aiment se régaler d'une soupe au chou et se délecter d' herbes sauvages ! ... Pas trop mon truc, mais bon, la lecture ne doit pas être sectaire, il faut lire un peu tous les genres.. Donc on a ici une saga fermière dans la France profonde des années 1960. Georges Félibois, le patriarche s'est fait virer de la SNCF, où il état conducteur de locomotive à vapeur, pour avoir plusieurs fois arrêté son train en rase campagne pour braconner en capturant des lapins !.. Il se retire donc dans sa ferme, avec ses deux fils... Vie faite de saouleries quotidiennes au bistrot du coin, ou à la maison, où l'on bâfre dans des gueuletons arrosés de pinard et de gnôle !  Un milieu où les ennemis sont les gendarme et le garde-chasse... On pourrait penser que ces bouseux vont s'assagir avec l'âge, que nenni ! C'est tout le contraire  ! On va voir le garde-chasse braconner et les gendarmes ivres-morts tirer à balles réelles avec une mitrailleuse allemande retrouvée  ! On découvre que Georges Félibois fut un vrai résistant pendant la seconde guerre mondiale, ce qui est très bien. Dommage pourtant que cet héroïsme se noie dans les beuveries à longueur d'années... Ils n'existent plus, ces paysans d'autrefois : ces trois là font donc figure de dinosaures, et comme pour les dinosaures, cela va très mal finir.... Un roman bien écrit, mais qui ne m'a guère passionné et que je vais m'empresser de balancer dans une boîte à bouquins comme on en trouve un peu partout... Bon débarras !...

     


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  • Nous sommes à Paris, dans les années 1960. Rue bleue, il y a Moïse, un jeune Juif qui vit dans un appartement avec son père, dépressif et lugubre, et qui ne sait pas aimer Moïse. Mais dans la rue bleue il y a aussi Monsieur Ibrahim, un épicier, vous savez, celui qu'on appelle l'Arabe du coin, ouvert de très tôt le matin jusqu'à tard le soir. Entre Moïse et Monsieur Ibrahim va naître une grande complicité, qui les unit au quotidien, pour constituer une véritable famille, où chacun y trouve son compte : Ibrahim a trouvé un fils, et Moïse a trouvé  un père... De page en page l'aventure grandit au quotidien.. Quand le vrai père quitte brutalement son domicile, la vie continue pour Moïse, grâce à la sagesse et à la grand affection de Monsieur Ibrahim... Ce court roman (74 pages) a toutefois le défaut de ses qualités : son humanisme est trop lisse, trop rose.... Ah si tous les Juifs et tous les Arabes se comportaient comme Moïse et Monsieur Ibrahim, le monde tournerait mieux ! Hélas, Israel et la Palestine nous montrent que la vérité est bien différente de cette belle image fraternelle et solidaire, toute d'amour et de respect mutuel... Bref, ce roman est comme la chanson "Si tous les gars du monde..." : C'est beau, c'est grand, c'est généreux,  et ça ne sert à rien. Une belle histoire qui donne bonne conscience pendant quelques heures.en nageant en pleine utopie.. Il faut lire ce livre comme un conte...une fable...


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  • Dès les premières pages, hop, c'est parti ! On quitte notre époque, et nous sommes embarqués sur un bateau pour le Brésil. Il s'agit en fait de la conquête du Brésil par les Français. Ce roman est tiré d'une histoire vraie mais peu connue, car il ne reste pas grand-chose de cet épisode dans nos livres d'Histoire. Mais attention, l'auteur ne nous présente pas ici un document historique fastidieux et touffu, mais au contraire une extraordinaire histoire d'aventures. On y trouve l'esprit de conquête, mais aussi les déchirements religieux entre catholiques et protestants... Et pour faire pétiller tout ça, de nombreux personnages agissent et interagissent, aux centre desquels deux enfants, Just et Colin, deux frères qui quittent eux aussi la France. Ils ont 11 et 13 ans, mais on découvrira bientôt que ces deux frères sont en réalité... un garçon et une fille ! Et je ne vous dis pas tout ! Bref, on a là un récit historique, un livre d'aventures, une saga exotique, douce et violente à la fois, et ça se lit comme un roman : ça tombe bien, c'est est un que je vous invite à lire, pour un superbe moment de dépaysement, un voyage au coeur du Brésil sauvage tel qu'il était au milieu du 16ème siècle.... 


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  • Voici un polar de bonne facture. On n'est pas ici dans la pègre, il n'est pas question de gangsters, et on ne trouve pas des flaques d"hémoglobine à chaque page, avec des bouts de cervelle contre les murs et au plafond ! Non, ici, tout est dans l'ambiance étouffante : un psychologue bien établi, Joe, a quelques ennuis de santé, des blocages, quelques difficultés à la marche.. Son médecin lui annonce qu'il est atteint de la maladie de Parkinson. N'osant l'avouer à sa femme, il fugue le temps d'une nuit, qu'il passe avec une prostituée, à plusieurs kilomètres de chez lui. Or, dans ce secteur, quelques heures plus tard, la police découvre le corps d'une jeune femme enterrée dans un champ, Catherine... Bientôt le psychologue propose son aide à l'inspecteur Ruiz qui mène l'enquête. Hélas, cette collaboration va faire de lui un suspect.. Et plus le temps passe, plus l'étau se resserre. Chaque initiative prise par Joe se retourne contre lui... Il mène alors sa propre enquête pour faire éclater la vérité, car il soupçonne un de ses patients d'être l'auteur du meurtre de Catherine.... Mais il ne parvient pas à convaincre les policiers...  Un livre bien écrit, une intrigue bien maîtrisée, avec ce qu'il faut de suspense, jusqu'au dénouement final, surprenant mais pas invraisemblable.... Un bon roman policier


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  • Ce court roman raconte l'histoire de deux personnages, une histoire qui se limite à leur voyage ferroviaire en Russie, dans le Transsibérien, ce train mythique qui traverse l'immensité russe sur des milliers de kilomètres. Les deux personnages sont Aliocha, un jeune conscrit russe, et une Française, Hélène.... Le hasard les rapproche, et ils vont partager le même compartiment, tandis que résonnent les bruits de bottes de l'armée, à la recherche d'un déserteur... Scénario un peu maigrelet, inspiré à 'auteur par un voyage qu'elle a effectué en Russie avec d'autres écrivains.  Lecture sans grand intérêt, mais heureusement ça se termine vite,  127 pages seulement avec une typographie aérée et de belles marges ! Je n'ai rien lu d'autre de Maylis de Kérangal, et je réserve donc mon jugement.... J'espère que le reste de son oeuvre est plus convaincant... à suivre... L'espoir fait lire !!!...


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