• Ce livre est le troisième et dernier d'une trilogie, avec pour titres : Lucienne... Le Dieu des loups... et enfin donc : Quand le navire... Ce roman est affreusement décevant. Certes Jules Roains sortait de Normal Sup, certes il fut membre de l'Académie Française, mais ce ne sont pas là des garanties suffisantes pour un écrivain ! Maupassant ne fut ni normalien ni académicien et fut pourtant une très grand ! Quand le navire est un interminable soliloque : un type, jeune marié, et donc très amoureux de ucienne (c'est la moindre des choses !) navigue en mer de par ses fonctions. Sur le bateau il rencontre Bompard, un copain perdu de vue depuis trois ans, et qu'il avait oublié ! C'est alors qu'il fait un parallèle avec Lucienne : si l'absence de Bompard a suffi pour que je l'oublie... l'absence de Lucienne pourrait-elle avoir le même effet sur mon amour pour elle ? et le même effet sur son amour pour moi ???? C'EST TOUT ! Il n'y a rien d'autre dans les 250 pages de ce livre ! Rien que les élucubrations angoissées d'un mec qui n'a sans doute rien d'autre à foute qu'à sonder son nombril. De son côté, Lucienne pense très fort à son mari en mer ! Elle aussi gémit sur l'absence, et s'ennuie d'autant plus qu'elle a une bonne pur faire les courses, cuisiner et la servir ! La pauvre Lucienne, riche oisive, a donc tout son temps pour, elle aussi, se fouailler l'ombilic ! Finalement, elle pense si fort à lui qu'elle lui apparaît ! Il la "voit" dans la cabine de son bateau ! Hallucination ? Réalité ! Evidemment l'amour peut tout !!!!  Un livre pénible à lire, carrément chiant, une longue masturbation intello sur l'absence de l'être aimé, où se retrouvent les prétentions scientistes de l'auteur !  Un livre à  éviter, pour éviter de s'emmerder ferme.... Lisez plutôt Knock, si vous voulez connaître un peu Jules Romains... 


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  • Il y a eu force battage autour de ce livre, dans les années de sa sortie ! Tant de battage que je ne l'ai pas lu, car plus un livre est médiatisé, moins il me plaît, en général. Mais 18 ans plus tard, j'ai fini par lire "Les Fourmis", et j'ai été déçu. J'aime pourtant nos amies les bêtes, et notamment les insectes sociaux que sont les fourmis et les abeilles, entre autres... J'aime aussi les récits de science-fiction.. j'aime enfin les ouvrages documentaires qui m'apprennent quelque chose... Mais je déteste quand on mélange tout ça dans un roman-ratatouille : une cuillerée de sciences,  deux verres de science-fiction, une pincée de documentaire, secouez, et faites ingurgiter aux lecteurs !!!!  Ce roman ressemble à une leçon pour enfants immatures que le savoir emmerde... Pour leur éviter de s'ennuyer sur Arte, on leur donne du TF1 ! Moi, pour m'intéresser aux fourmis, je n'ai pas besoin qu'on m'ajoute un oncle Edmond qui a caché dans une cave profonde un livre secret !  Pour me passionner à propos de la communication animale, je n'ai pas besoin qu'on me raconte une fadaise sucrée pour faire passer la pilule ni d'ajouter un pseudo-savoir mêlé de religiosité, de petite philosophie vaguement humaniste... Bref, Werber nous a sorti là un roman qui ne me plaît pas du tout ... Mais je ne veux pas en dégoûter les autres !.... Si vous aimez l'abracadabrantesque, allez-y, vous serez servi ! Beaucoup ont aimé ce livre, à tel point qu'il a été suivi de deux autres, pour former la Trilogie des fourmis. Pas pour moi ! Un Werber ça va, trois Werber, bonjour les dégâts !


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  • Ce livre n'est pas un roman, mais une galerie de portraits, ceux de sept femmes qui ont été à des degrés divers es inspiratrices de l'auteur. Sept folles. Sept femmes hors du commun, pas mal cinglées, et souvent bien mal dans leurs baskets, comme on dit de nos jours.... L'intérêt n'est pas seulement biographique, i est aussi dans le lien que Lydie Salvayre entretient avec l'histoire de ces femmes, dont nombre d'aspects la renvient à elle-même..... Ces sept femmes sont, dans l'ordre : Emily Brontë, Djuna Barnes, Sylvia Plath, Colette, Marina Tsvetaeva (à vos souhaites !), Virginia Woolf, Ingeborg Bachmann.... Certaines sont connues de tous, d'autres sont connues seulement des fins lettrés, mais qu'importe : les récits que nous présente Lydie Salvayre nous emporte dans des mondes étranges. L'époque est souvent rude, la guerre... les relations familiales complexes, vire incestueuses,  les amours tumultueuses et souvent lesbiennes, mais pas que... Et dans un monde où la tyrannie masculine est alors une évidence inconsciente et assumée, ces femmes en vient de toutes les couleurs, comme celles de l'arc-en ciel qui en comporte sept, autant que les femmes dde ce livre, simple hasard... Femmes de lettres, femmes de littérature, elles sont emportées dans des tourbillons qui deviennent parfois des turbulences telles qu'elles n'y survivent pas, et que leur fin est parfois dramatique... C'est là où mon point de vue diffère de celui de l'auteur : tandis qu'elle semble tirer beaucoup de plaisir de la vie de ces femmes où elle semble voir un esprit de liberté, moi, je vois au contraire l'immense difficulté de vivre de nombre d'êtres humains. Et je ne vois aucune liberté supplémentaire dans l'existence de ces sept femmes, je les sens enchaînées elles aussi, emportées inexorablement par des désirs et des malheurs qui les submergent et souvent les détruisent... Au fond, elles ne sont pas plus libres que la ménagère mèragosses commune, qui attend la retraite après 40 ans de vie en HLM.... Finalement, les sept femmes du récit de Lydie Salvayre ne font pas partie de la catégorie des imbéciles heureuses, et on en vient presque à le regretter pour elles ! Que de malheurs, que de souffrances n'ont-elles pas enduré du fait de leur intelligence, de leur originalité ! .... Etrange nature humaine !... Un livre à lire, de toute façon, car il enrichit la pensée...


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  • C'est un somptueux polar que nous offre ici Karine Giebel. Il entre dans la catégorie des romans machiavléliques, tant l'intrigue est diabolique dans son déroulement... L'histoire est la suivante : Cloé est une jeune "executive woman", une femme manager à qui on a envie de foutre de claques dans la gueule tant elle est bouffie de suffisance prétentieuse. Dans le même temps, elle se révèle une véritable lavette quand elle est amoureuse, à plat ventre devant son mec : une esclave... Un jour, en rentrant seule chez elle à pied vers 2h du matin, elle entrevoir une ombre furtive qui la suit... Impression ? Réalité ? La peur s'installe... Le lendemain, l'Ombre revient et se montre à nouveau... Cloé en parle à sa meilleure amie, elle va même se plaindre au commissariat, mais personne ne la croit : la jeune femme passe pour folle, et il faut dire qu'avec ce qu'elle s'enfile comme clopes, whisky et médocs, elle n'a pas toujours l'esprit clair... Dans le même temps, un deuxième personnage apparaît dans le récit, dès le début : Alexandre, un officier de police : Violent, imprévisible mais efficace, il cache à tous un douloureux secret : sa femme gravement malade, se meurt lentement chez elle, à leur domicile... L'auteur alterne à merveille ces deux histoires parallèles. Mais si, en mathématiques, les parallèles ne se rejoignent jamais, ici au contraire elles vont se rencontrer, se réunir... L'histoire devient celle d'un tandem : Cloé et Alexandre... Ils s'engueulent, ils s'insultent, mais ils cherchent ensemble la cause du mal : quelle est cette Ombre qui pourrit la vie de Cloé ? Une hallucination ou un être réel ???? Ce combat du bien contre le mal est conduit avec une logique absolue, une rigueur implacable, un sens aigu du mystère, de l'absurde, du suspense, jusqu'au dénouement, terrible, mais logique. Implacablement. Un roman noir, très noir, qui ne sombre jamais dans l'hémoglobine. C'est un polar psychologique, haletant, superbement construit et magnifiquement écrit. A lire, absolument.


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  • Faux-jour ressemble peu à un roman, c'est plutôt un récit, la chronique d'un tout jeune lycéen, presque encore un enfant, Jean, dont la mère est morte alors qu'il avait hit ans. Son père, Guillaume, est parti pour affaires en Amérique. Jean est élevé par sa tante et par la bonne, Frinne. Et puis Guillaume revient des Amériques. A-t-il fait fortune ?... Pas du tut ! Fauché, sans un ! Jean, au fil des jours découvre peu à peu ce père qu'il a peu connu. D'abord, c'est de l'admiration : Il parle haut, fourmille de projets, rit... Mais peu à peu, Jean découvre la vraie nature de son père : un être falot, qui fanfaronne à la maison mais se révèle lâche, servile avec les autres, pitoyable. Il veut d'abord créer de nouveaux yaourts, mais l'affaire tourne court. Il se lance ensuite das la production d'une crème de beauté pur le visage, mais l'expérience s'arrête au stade d laboratoire. Tout se casse la gueule, ce père n'a aucun projet séreux, i vit dans l'utopie permanente... Les dettes s'accumulent, les huissiers prennent les meubles, le gaz est coupé... Henri Troyat nous raconte là l' inexorable dégringolade d'un père, sous les yeux d'un fils partagé entre des sentiments contradictoires... C'est bien écrit, et l'on ne s'ennuie pas à la lecture de ce récit intimiste. Mais c'est une lecture un peu triste, car  on espère, de page en page, voir venir une éclaircie, un rebond positif dans la vie de ces êtres... et puis non, c'est un enlisement. Jean, qui voyait son père comme un héros, découvre un être faible, et qui n'est assurément pas un "premier de cordée" comme dirait notre actuel président le de la république, Emmanuel Macron. Tout cela ne finit pas bien, et la fin est presque bâclée. On aurait aimé savoir ce que devient le fils, Jean.... Mais bon, c'est un livre à lire ! Il ne faut pas se contenter de lire le dernier "best-seller" lancé par les medias, il faut se plonger dans toute la littérature ! Un livre n'est pas forcément bon parce qu'on en parle à la télé !  Souvent même c'est le contraire !


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