• Dans mes années-lycée, il y a bien longtemps, je me plaisais à lire un OSS 117, entre mes laborieuses traductions  de Salluste, Tacite ou Ovide, en ces années où l'on apprenait le latin au lycée, ce qui ne laissait pas beaucoup de temps pour agresser les forces de l'ordre dans des manifs ! ... Autres temps autres moeurs.. Ô tempora ô mores !" et voilà, je l'ai dit en latin !!! Pour retrouver ces moments de lecture d'autrefois, je viens de lire "Vous avez trahi", un OSS 117 de Jean Bruce... Las, le charme est rompu ! Je n'ai trouvé dans ce roman que la lie de la littérature d'espionnage, un véritable ramassis des poncifs du genre : une histoire en forme d'embrouillamini épouvantable, avec des tonnes de personnages, tous plus menteurs les uns que les autres : des ambassadeurs qui manipulent des attachés, lesquels communiquent par radio avec la CIA... De chapitre en chapitre, ce ne sont que coups de poings, coups de feu, coups de queue, ponctués de clopes et de verres d'alcool jusqu'à plus soif ! Dans ce magma de tirs croisés, de règlements de compte  et d'exécutions sommaires, il y a évidemment LE héros, Hubert Bonisseur de la Bath, dit OSS 117, qui survit à tous les coups, et arrête à toutes les balles sans avoir besoin de gilet ! Trop fort le mec ! En contrepoint, il y a les femmes : dans cette littérature, elles sont évidemment des idiotes ravissantes, fourbes et dissimulatrices, mais toujours prêtes à s'allonger sous un agent secret, pourvu qu'il porte beau et qu'elles puissent en tirer de la thune  ou une belle bagnole ! Bref, on nage dans le roman bas de gamme ! et dire que j'ai lu ça quand j'étais jeune !.. on n'est pas sérieux quand on a 17 ans !!!...


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  • La policière Lucie Hennebelle, jeune lieutenant de police à  Lille, est en vacances. Mais son séjour est gâché par  un accident étonnant : Ludovic, son ex, est brusquement frappé de cécité en  visionnant, chez lui, un petit film mystérieux...Et comme un malheur n'arrive jamais seul, voici qu'on découvre en Normandie cinq cadavres, enterrés et affreusement mutilés. La Brigade criminelle fait appel à un vieux routier, le commissaire Franck Sharko, pour résoudre cette double affaire... Sharko va travailler en tandem avec Lucie Hennebelle, et découvrir bientôt que ces deux affaires n'en font qu'une... Leur enquête les conduit des bidonvilles du Caire aux orphelinats du Canada, et bientôt une horrible réalité se fait jour, avec la découverte d'un mal effrayant : le Syndrome E....De page en page et de chapitre en chapitre, on est happé  par les épisodes de cette histoire à la fois angoissante et haletante, racontée avec un grand talent narratif par Franck Thiliez.  Ma plus belle critique tient dans cette remarque : moi qui déteste les livres qui dépassent 250 pages, je suis allé ici au bout des 510 pages sans m'ennuyer un seul instant ! 


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  • Voici un récit autobiographique. L'auteur nous raconte une expérience touristique et spirituelle assez extraordinaire : alors qu'il est parti  en Algérie pour un voyage en groupe à la découverte du Hoggar, il décide un soir de patir seul, en éclaireur, pour rentrer au camp de base... Mais il se perd... Egaré dans le désert du Hoggar, il voit arriver la nuit, et avec elle le froid... Il n'a aucune couverture, même pas un pull... Sans doute va-t-il mourir... Il se réfugie près de roches encore chauds de l'ardeur su soleil, et puis, il a l'idée de s'enfouir sous une bonne épaisseur de sable... Et voici que dans la nui, il ressent à la fis chaleur et éblouissement, beauté infini et bonheur ineffable. Il touche au Divin, en état de grâce... Heureusement pour lui, le lendemain, dans la journée, alors qu'il n' plus une goutte d'eau à boire, on le retrouve, sain et sauf.... C'est bien écrit, mais bon, cette découverte brûlante d'un Dieu infini me laisse très sceptique, même si je ne nie pas ce qu'a ressenti l'auteur l'auteur. Mais entre la sincérité du ressenti et la réalité objective, il y a un fossé  que je ne franchis pas... Je remarque d'ailleurs que tous ceux qui sont soudain illuminés par la grâce, le sont toujours dans des circonstances dramatiques, ou dans la maladie : Thérèse de Liisieux... Bernadette Soubirous... Blaise Pascal... rien que des gens brisés, souffreteux, et qui meurent très jeunes.. Je n'ai jamais vu un mec touché par une brûlante révélation alors qu'il se tape un Big Mac tranquilos près de son Burger King ! Jamais !.... Il y a de quoi s'interroger, non ?... Cela étant, le bouquin se laisse lire ; on ne s'emmerde pas, et c'est déjà beaucoup !  Ce n'est pas un roman, c'est une tranche de foi, et il faut reconnaître qu'elle est digeste !


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  • Quand un bouquin dépasse les 250 pages, la littérature devient du délayage, les détails deviennent du pointillisme maniaque, les répétitions des redites ! Ce roman de 516 pages n'échappe pas, hélas, à cette règle empirique que j'ai forgée, issue de mon observation de lecteur sur plusieurs décennies..  Si encore le stylé était clair, l'histoire limpide, la progression rigoureuse ! Mais là, on a seulement une ratatouille épouvantable, autour d'une histoire de famille affreusement compliquée et qui ne présente aucun intérêt ! Des amours ratées, des fortunes douteuses, des amitiés brisées, des époux trompés, des jalousies, des racontars... on a ça tous les jours autour de soi, dans son entourage, dans son quartier, dans sa vie même parfois et celle de ses proches ! Pas la peine dès lors de se plonger dans un livre qui vous emmerde, chapitre après chapitre, avec toutes ces avanies et ces tristes vicissitudes qui font la vie humaine dans sa banalité incontournable, presque fatale !.. J'ai tenu 138 pages quand même, cramponné au bouquin, crispé sur les pages, espérant une éclaircie, une lueur d'intérêt, un peu de  suspense!... Rien ! Je jette l'éponge ! Pas la force de tourner une page de plus... La vie est trop courte pour s'emmerder à lire un pareil fatras ! Je zappe !.. Mais bon, ne vous fiez pas forcément à moi ! Vous avez le droit de vous délecter de ce roman : il y a des lecteurs qui aiment la ratatouille, et c'est leur droit !


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  • Catherine Arley, de son vrai nom Pierrette Pernot, est une romancière française longtemps refusée par les éditeurs français, qui ont fini par lé découvrir - il était temps- dans les années 1970. Elle a été ainsi publiée aux éditions Euridif, dans la colletion Suspense. La Baie des Trépassés n'est pas un polar. Mais un roman de suspense à l'intrigue simple et redoutable. Dès les premières pages, l'héroïne, Ada, sort de l'hôpital après une sévère dépression. Son mari, André, lui a fait une surprise ; une surprise de taille : pour sa convalescence, il lui a acheté une maison en Bretagne : elle pourra s'y reposer, au grand air vivifiant de la mer.... Ada n'est pas spécialement contente, mais elle fait semblant, en épouse sage et soumise, pour qui être heureuse  a moins d'importance que faire plaisir à son mari, ne pas le décevoir... On sent une ambiance lourde, de la tristesse... André et Ada s'installent donc dans cette maison, mais le téléphone sonne : André doit immédiatement repartir pur Paris : un important contratà signer... Il promet de revenir deux jours plus tard... Ada a très peur de rester seule dans cette maison isolée, proche d'un falaise en à pic sur des rochers entre lesquels gronde la mer.... Elle exige  d'accompagner son mari, mais il l'en dissuade fermement... Peu de temps après le départ d'André, dès la première nuit, Ada est réveillée en sursaut : des cups ont été frappés le long de la maison.. La peur devient angoisse, et l'angoisse devient terreur.... Au fils des heures, d'autres phénomènes étranges vont se produire...Le mystère est total.. Mais au retour d'André, deux jours plus tard, tout va s'éclairer !.. ou plutôt s'assombrir ! Et ce n'est rien de le dire !....Amateurs de happy end, c'est raté ! ... 


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