• Ce roman est un pavé logomachique bien lourd de 789 pages. L'histoire qu'il raconte est assez pitoyable : un jeune étudiant, Richard, se trouve intégré dans un petit groupe d'étudiants férus de grec ancien, sous la férule académique de Julian, un vieux professeur original... A partir de là, on pourrait s'attendre à quelque chose de vibrant, de passionnant... Patatras ! On sa casse la gueule en suivant les saoûleries incessantes de cette bande d'étudiants tous plus ou moins friqués, pour lesquels les études supérieures ne sont qu'une parenthése frivole et conne avant d'intégrer une brillante carrière grâce au piston et aux relations de papa ou de tonton ! Bien entendu, à chaque page ou presque on retrouve les mots "scotch" et "cigarette"... Et comme il se doit,, aucun de cette bande de branquignols ne travaille pour financer ses études ! On s'enivre de scotch, de clopes et de grec, au point qu'ils en arrivent à tuer un homme. Mais ce n'est pas si grave : ce n'est qu'un pauvre type, dont la vie vaut sans doute beaucoup moins que celle de ces petits cons désoeuvrés ! Et pour continuer dans cette voie, ils en viennent à tuer l'un d'entre eux, qu'ils soupçonnent de vouloir les dénoncer tous... Le roman continue ainsi, cahin-caha, entre les vagues remords, les embrouilles diverses, les saoûleries incessantes  et un clopage complètement démentiel !.... En lisant les états d'âme de ces cons diplômés, on a une envie folle de leur mettre des baffes et de les envoyer bosser un peu chez Leroy-Merlin pour leur apprendre ce qu'est la vraie vie... J'ai pourtant éprouvé un moment de vif plaisir à la lecture de ce livre : quand j'ai vu le mot FIN !


    votre commentaire
  • Lecteurs de la collection Harlequin et autres âneries sentimentales sirupeuses, passez votre chemin, ce livre n'est pas pour vous !... Quoique ! Vous devriez essayer, ne serait-ce que pour vous sortir un peu de vos mièvreries amoureuses et de l'eau de rose ! Car La Mort en tête vous offre un suspense insoutenable, de page en page, de chapitre en chapitre !... Pourtant, dès le début, on connaît le meurtrier : c'est un journaliste d'investigation TV, et l'on assiste même en direct au premier meurtre du bouquin : il étouffe un jeune garçon "possédé par le démon", à l'issue d'une séance d'exorcisme pratiquée par un prêtre véreux qui exploite la crédulité des petites gens... Eh oui, on connaît l'assassin dès le début ! Mais attention ! Il n'y a que le lecteur qui soit au courant : les héros du roman, eux, n'en savent rien ! Pire, le tueur s'est mis en tête de tuer la policière qui enquête sur la mort du jeune garçon possédé. Pourtant elle ne l'a ni soupçonné ni mis en examen ! Elle ne se méfie donc pas de ce "people" adulé sur les medias.... Commence alors le terrible récit : le journaliste a juré de tuer la policière, et il la poursuit -elle et son compagnon policier lui aussi - dans  une traque impitoyable, et particulièrement perverse et violente.... Qui va gagner ! Le couple de policiers sera-t-il éliminé ?  Ou bien le tueur finira-t-il tué, selon le bon viex principe de l'arroseur arrosé ? Mystère ! Je ne vous dirai rien ! Je vous laisse le découvrir en lisant ce livre , que vous trouverez en édition de poche chez Pocket (ça tombe bien : pocket ça veut dire poche !)... Mais une chose est sûre : une fois le bouquin commencé, vous ne le lâcherez plus jusqu'à la dernière page, qui est pourtant loin puisqu'il y en a 690 !  Mon seul petit regret : l'auteur introduit dans son livre quelques éléments "magiques" ou "surnaturels" qui ne sont pas indispensables selon moi, et qui surtout enlèvent un peu de vraisemblance à l'histoire... Mais ne chipotons pas ! Sire Cédric est un auteur français né en 1974 et il a déjà cinq romans à son actif... Un auteur à lire, un auteur à suivre...


    votre commentaire
  • Gros roman de plus de 600 Pages. L'histoire : Ambre est une fille née en 1644. Sa mère s'était réfugiée dans une ferme pendant la guerre civile opposant en Angleterre les partisans du roi Charles 1er et les Parlementaires. Mais sa mère meurt lors de l'accouchement, et Ambre est confiée à des roturiers... Âgée de 16 ans, elle rencontre le sire Carlton, rien à voir avec l'hôtel !.. Crac, il se la fait vite fait.. Crac elle se retrouve enceinte, er recrac, Carlton se barre !  Et voilà; Ambre en cloque, sans père et sans être mariée ! C'est vieux comme le monde, à cause de l'instinct de reproduction, même si on l'appelle amour pour cacher l'animalité de la chose.. Et dans les années 1660, il ne fait pas bon avoir un marmot sans mariage !... Les roturiers essaient de rattraper le coup (si j'ose dire!) en mariant Ambre  à un mec du cru, mais Ambre n'en veut pas, elle se casse ! Tout le roman va nous raconter les mille et une aventures d'Ambre, qui va user de sa beauté pur s'élever dans la société ! Elle se donne donc chaque fois au plus offrant, et recueille bijoux, appartements, maisons, toilettes... C'est fou ce qu'un cul peut ressembler à un ascenseur social ! Plus efficace qu'un diplôme de Science-Po ou de sortir major de l'ENA !.... Mais malgré tout, cette chère Ambre n'a pas qu'un périnée, elle a aussi un coeur, qui bat toujours pour Carlton, son first fucker !.... Hélas, Carlton s'expatrie aux Amériques où il épouse la jolie Corinne !...  Grosse déception d'Ambre, qui pourtant couche même avec le roi Charles II  Mais pour elle, le morceau de roi ne vaut pas  le phallus d'outremer !  Et Ambre emmerde tout le monde à Londres... Pour l'éloigner, ses ennemis ont une idée, une idée cruelle... Je ne vous dis pas laquelle, vous saurez tout en lisant Ambre..... Pour info : ce roman publié en 1944 a été interdit dans de nombreux états des USA pour obscénité ; il a été également interdit en Australie ! Etrange, car le roman ne contient aucune scène "hard" ! Il y a moins de mots crus que dans mon petit article, c'est dire !...

    Un dernier mot : c'est ce roman qui a donné lieu à l'apparition du prénom féminin AMBRE, qui n'avait jamais été attribué avant !...


    votre commentaire
  • Ce film raconte une histoire tellement décousue et éclatée que ça ressemble à une ratatouille sans intérêt ! Un type issu de la DDAS est contacté au téléphone par un homme qui veut donner une urne contenant les cendres de son père. A partir de là, nous sommes témoins d'anecdotes aussi incohérentes qu'in vraisemblables. Mais à propos de cendres, ce sont surtout des cendres de clopes qui encombrent les images sans la moindre pudeur et sans a moindre honte ! Jamais vu un film aussi clopeux ! Pas une scène, pas une seule, sans qu'on aperçoive Guillaume Canet notamment allumer une de ces merdes qu'on appelle cigarettes ! et bien entendu, sans aucune nécessité, aucun lien avec l'histoire racontée ! Une véritable incitation au cancer du poumon, aux insuffisances cardiaques, respiratoires et rénales qui attendent sans aucun doute Guillaume Canet, qui finira par comprendre quand il sera en phase terminale à Gustave Roussy....  On devrait enfin légiférer pour condamner à de lourdes peines les cinéastes-voyous qui utilisent le cinéma pour promouvoir une drogue addictive et cancérigène qui frappe lourdement les jeunes ! Honte à Guillaume Canet, qui serait bien inspiré de consulter psychologues psychiatres  ou coachs pour apaiser ses déséquilibres personnels plutôt que de s'en remettre à la drogue tabagique !  Honte aussi à Nicloux le réalisateur clopeux qui met ainsi la clope à la gueule de ses acteurs, et pas seulement Canet ! Quel mépris des spectateurs ! On a le droit de cloper, on n'a pas celui d'imposer ça aux autres et d'en faire une véritable propagande ! Que ces gens aient la pudeur de garder leur merde pour eux ! Que je sache aucun film ne met en scène l'amiante, le plomb, les pesticides, le  roundup ! Alors pourquoi cette pub obscène pour la clope ? Qu'on 'explique ! J'attends !

    JUSTE UN CHIFFRE : Dans ce film, j'ai compté.... 53 SCENES DE CLOPES !!!! Que Nicloux ose me dire que c'est par "liberté d'expression" ou par "création artistique" !  Il faut museler ces réalisateurs qui font l'apologie de la mort clopeuse !.... 


    votre commentaire
  • Une fois de plus, j'ai eu tort de regarder l'émission "La Grande Librairie" . On y avait encensé ce livre, promettant d'y trouver une dénonciation salutaire des régimes religieux extrémistes, et une réflexion profonde sur le devenir de notre civilisation. L'auteur se projette en 2084. Entre les lignes, on comprend que tous les pays ont disparu de la Terre : ne reste qu'un état qui ressemble fort à un état islamiste. Tout le passé a été nié, détruit, gommé. Cela aurait pu donner lieu à un roman passionnant. Hélas, Boualem Sansal s'embourbe dans un discours complexe, analytique, théorique, abscons, dont voici un extrait (car un exemple vaut mieux qu'un long discours) : "Mécroire, c'est refuser une croyance dans laquelle on est inscrit d'office, mais, et c'est là que le bât blesse, l'homme ne peut se libérer d'une croyance qu'en s'appuyant sur une autre, comme on soigne une addiction avec des drogues, en l'adoptant plus avant, en l'inventant si besoin. Mais quoi et comment, puisque dans le monde idéal d'Abi il n'y a rien qui permette de le faire, aucune opinion en compétition, pas un soupçon de postulat pour accrocher la queue d'une idée rebelle..." etc... etc... Pendant plus de 160 pages, on ingurgite ainsi un torrent de phrases raisonneuses, démonstratives, comme un plaidoyer ou un discours politico-philosophique... et on s'ennuie, mais on s'ennuie à mourir !... Et puis, enfin, le roman démarre, avec l'aventure, enfin (trop tard) de deux amis qui vont découvrir le "musée de la nostalgie" et retrouver des bribes du monde d'avant qu'on a voulu effacer....  On dirait que le roman moderne ne sait plus raconter simplement ! Zola dénonçais les abus et les tares de la société dans des aventures passionnantes. Boualem Sansal, hélas, n'y parvient pas. Son récit laborieux ne serait pas compris par un bachelier sur dix, tant on croule sous l'avalanche des concepts déroulés à longueur de pages... Quel dommage ! Inspiré du roman d'anticipation "1984" de Georges Orwell, ce roman "2084" est vraiment un loupé. Le sujet méritait mieux.


    votre commentaire