• Faux-jour ressemble peu à un roman, c'est plutôt un récit, la chronique d'un tout jeune lycéen, presque encore un enfant, Jean, dont la mère est morte alors qu'il avait hit ans. Son père, Guillaume, est parti pour affaires en Amérique. Jean est élevé par sa tante et par la bonne, Frinne. Et puis Guillaume revient des Amériques. A-t-il fait fortune ?... Pas du tut ! Fauché, sans un ! Jean, au fil des jours découvre peu à peu ce père qu'il a peu connu. D'abord, c'est de l'admiration : Il parle haut, fourmille de projets, rit... Mais peu à peu, Jean découvre la vraie nature de son père : un être falot, qui fanfaronne à la maison mais se révèle lâche, servile avec les autres, pitoyable. Il veut d'abord créer de nouveaux yaourts, mais l'affaire tourne court. Il se lance ensuite das la production d'une crème de beauté pur le visage, mais l'expérience s'arrête au stade d laboratoire. Tout se casse la gueule, ce père n'a aucun projet séreux, i vit dans l'utopie permanente... Les dettes s'accumulent, les huissiers prennent les meubles, le gaz est coupé... Henri Troyat nous raconte là l' inexorable dégringolade d'un père, sous les yeux d'un fils partagé entre des sentiments contradictoires... C'est bien écrit, et l'on ne s'ennuie pas à la lecture de ce récit intimiste. Mais c'est une lecture un peu triste, car  on espère, de page en page, voir venir une éclaircie, un rebond positif dans la vie de ces êtres... et puis non, c'est un enlisement. Jean, qui voyait son père comme un héros, découvre un être faible, et qui n'est assurément pas un "premier de cordée" comme dirait notre actuel président le de lar république, Emmanuel Macron. Tout cela ne finit pas bien, et la fin est presque bâclée. On aurait aimé savoir ce que devient le fils, Jean.... Mais bon, c'est un livre à lire ! Il ne faut pas se contenter de lire le dernier "best-seller" lancé par les medias, il faut se plonger dans toute la littérature ! Un livre n'est pas forcément bon parce qu'on en parle à la télé !  Souvent même c'est le contraire !


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  • Divine surprise en matière de lecture. « Au-revoir là-haut », de Pierre Lemaître, est un extraordinaire roman, qui mélange l’aventure, l’Histoire avec un grand H puisqu’on y retrouve la Grande Guerre, celle de 1914-1918. Les personnages sont fabuleusement décrits, les situations aussi… on croit entendre le canon et le sifflement des obus, on croit voir les plaies horribles des « gueules cassées »… Tous les personnages vous « prennent aux tripes », qu’il s’agisse des braves bidasses Edouard et Albert, ou de l’épouvantable lieutenant Henri d’Aulnay-Pradelle, dont la bravoure n’a d’égale que la saloperie ! Mais je ne suis pas parvenu à haïr Pradelle ! il a un côté noble, et aussi un côté pitoyable : comme tous les autres, bidasses ou gradés, il est à sa façon une victime de la guerre… Mais ce roman n’est pas un roman de guerre, c’est l’histoire de plusieurs scandales qui vont éclater vers 1920 : Deux soldats démobilisés, Albert et Edouard, brisés par la guerre, sans ressources, vont avoir une idée : vendre sur papier des monuments aux morts aux municipalités, encaisser des acomptes… et partir avec la caisse… Dans le même temps, l’ex lieutenant Pradelle monte une affaire juteuse : exhumer les corps des soldats tués aux combats et les transférer dans de vastes cimetières… Sa rapacité, son absence de scrupules vont l’entraîner à commettre de graves irrégularités… Enfin, pendant ce temps, un riche industriel, M. Péricourt, ne cesse de penser à son fils mort pour la France et porté disparu…. Tous ces personnages se croisent et interagissent dans le roman. Riche et dense, plein de suspense, ce livre tient le lecteur en haleine du début à la fin, on est pris dans cette ambiance d’après-guerre, et l’on se sait plus qui sont les bons et qui sont les méchants dans ce tourbillon d’événements où  se révèle l’éternelle nature humaine, son ambition, sa vanité, sa grandeur, sa bassesse…

    Un peu plus de 8 euros en Livre de poche, vous n’avez aucune excuse pour ne pas l’acheter ! Et n’oubliez pas : un livre, ce n’est pas une dépense, c’est un investissement !

     


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  • Bravo l’auteur ! Il y a bien longtemps que je n’avais pas lu un livre avec autant d’intérêt et de plaisir ! A la fois roman d’aventures et roman intelligent, qui mêle au récit plein de suspense, des considérations morales, sociales, économiques et culturelles ! Rien que ça !... Mais attention, ce n’est jamais ni pédant, ni chiant ! Voici l’histoire : Karen Holt est une jeune femme agent secret, elle est donc belle, dynamique, redoutable et séduisante. Elle enquête sur une série de vols d’objets historiques qui ont été dérobés sur des sites archéologiques à travers le monde. Les voleurs semblent rechercher des objets précis, et délaissent des pièces précieuses valant des fortunes : ils ne sont donc pas motivés par l’argent… Que cherchent-ils ? Pour le découvrir, Karen « embauche » de force un jeune universitaire spécialiste de l’archéologie, Benjamin Horwood. Un intellectuel quelque peu évaporé. Ce tandem improbable, Karen et Benjamin, va pourtant faire équipe, parcourant le monde, de Londres au Japon en passant par l’Afrique du Sud, à la poursuite des mystérieux voleurs ; mais bientôt, ce qu’ils vont découvrir va les fasciner, et même les dépasser, au risque d’être eux-mêmes détruits. Avec ce livre, vous avez trois romans pour le prix d’un : un récit d’aventures… un récit scientifique et culturel… et de belles histoires sentimentales, traitées sans vulgarité comme sans mièvrerie : on n’est pas dans l’eau de rose, on est dans l’humain. Le tout dans une écriture claire et maîtrisée qui tranche avec le salmigondis bavard et abscons de bien des auteurs d’aujourd’hui qui se croient talentueux et novateurs alors qu’ils ne sont que contemporains !... Quoi qu’il en soit, on se laisse porter par le récit, sans effort, mais avec au contraire le besoin compulsif de tourner les pages d’un roman écrit un peu à la manière d’un feuilleton, avec des rebondissements à chaque chapitre, le tout parfaitement maîtrisé dans une écriture souple et claire… Des lignes où l’aventure côtoie le savoir, le mystère, le sens du monde et les arcanes de l’amour… N’hésitez pas : courez acheter ce livre : il ne vous coûtera que le prix d’un paquet de clopes, mais sans vous offrir la toux opiniâtre, la bronchite chronique et finalement le cancer du poumon et la mort par étouffement en phase terminale ! Ce livre devrait inspirer les réalisateurs, car il pourrait donner lieu à un superbe film, avec des magnifiques paysages du monde entier et des effets spéciaux spectaculaires ! Quel est ce « Premier miracle » qui donne son titre au roman ? Chuut ! Je ne dirai rien ! Et si, malgré tout ça, vous décidez de ne pas le lire, eh bien tant pis, vous aurez raté votre vie ! Mais ça, ça vous regarde ! Remarque ultime : l’auteur possède un site internet : www.gilles-legardinier.com


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  • Ce roman est un pavé logomachique bien lourd de 789 pages. L'histoire qu'il raconte est assez pitoyable : un jeune étudiant, Richard, se trouve intégré dans un petit groupe d'étudiants férus de grec ancien, sous la férule académique de Julian, un vieux professeur original... A partir de là, on pourrait s'attendre à quelque chose de vibrant, de passionnant... Patatras ! On sa casse la gueule en suivant les saoûleries incessantes de cette bande d'étudiants tous plus ou moins friqués, pour lesquels les études supérieures ne sont qu'une parenthése frivole et conne avant d'intégrer une brillante carrière grâce au piston et aux relations de papa ou de tonton ! Bien entendu, à chaque page ou presque on retrouve les mots "scotch" et "cigarette"... Et comme il se doit,, aucun de cette bande de branquignols ne travaille pour financer ses études ! On s'enivre de scotch, de clopes et de grec, au point qu'ils en arrivent à tuer un homme. Mais ce n'est pas si grave : ce n'est qu'un pauvre type, dont la vie vaut sans doute beaucoup moins que celle de ces petits cons désoeuvrés ! Et pour continuer dans cette voie, ils en viennent à tuer l'un d'entre eux, qu'ils soupçonnent de vouloir les dénoncer tous... Le roman continue ainsi, cahin-caha, entre les vagues remords, les embrouilles diverses, les saoûleries incessantes  et un clopage complètement démentiel !.... En lisant les états d'âme de ces cons diplômés, on a une envie folle de leur mettre des baffes et de les envoyer bosser un peu chez Leroy-Merlin pour leur apprendre ce qu'est la vraie vie... J'ai pourtant éprouvé un moment de vif plaisir à la lecture de ce livre : quand j'ai vu le mot FIN !


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  • Lecteurs de la collection Harlequin et autres âneries sentimentales sirupeuses, passez votre chemin, ce livre n'est pas pour vous !... Quoique ! Vous devriez essayer, ne serait-ce que pour vous sortir un peu de vos mièvreries amoureuses et de l'eau de rose ! Car La Mort en tête vous offre un suspense insoutenable, de page en page, de chapitre en chapitre !... Pourtant, dès le début, on connaît le meurtrier : c'est un journaliste d'investigation TV, et l'on assiste même en direct au premier meurtre du bouquin : il étouffe un jeune garçon "possédé par le démon", à l'issue d'une séance d'exorcisme pratiquée par un prêtre véreux qui exploite la crédulité des petites gens... Eh oui, on connaît l'assassin dès le début ! Mais attention ! Il n'y a que le lecteur qui soit au courant : les héros du roman, eux, n'en savent rien ! Pire, le tueur s'est mis en tête de tuer la policière qui enquête sur la mort du jeune garçon possédé. Pourtant elle ne l'a ni soupçonné ni mis en examen ! Elle ne se méfie donc pas de ce "people" adulé sur les medias.... Commence alors le terrible récit : le journaliste a juré de tuer la policière, et il la poursuit -elle et son compagnon policier lui aussi - dans  une traque impitoyable, et particulièrement perverse et violente.... Qui va gagner ! Le couple de policiers sera-t-il éliminé ?  Ou bien le tueur finira-t-il tué, selon le bon viex principe de l'arroseur arrosé ? Mystère ! Je ne vous dirai rien ! Je vous laisse le découvrir en lisant ce livre , que vous trouverez en édition de poche chez Pocket (ça tombe bien : pocket ça veut dire poche !)... Mais une chose est sûre : une fois le bouquin commencé, vous ne le lâcherez plus jusqu'à la dernière page, qui est pourtant loin puisqu'il y en a 690 !  Mon seul petit regret : l'auteur introduit dans son livre quelques éléments "magiques" ou "surnaturels" qui ne sont pas indispensables selon moi, et qui surtout enlèvent un peu de vraisemblance à l'histoire... Mais ne chipotons pas ! Sire Cédric est un auteur français né en 1974 et il a déjà cinq romans à son actif... Un auteur à lire, un auteur à suivre...


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