Par Robertcri
Suzanne, film français de Katell Quillévéré, 2013
Acteurs : Sara Forestier, François Damiens, Adèle Haenel
Ah nom de Dieu, l’infâme navet, l’ignoble torchon cinématographique ! A vrai dire, je m’en doutais, rien qu’à entendre l’histoire lamentable complaisamment narrée par la télé et les médias, avec force louanges ! Mais j’y suis allé car j’aime bien Sara Forestier. Hélas, elle n’a pas suffi à créer l’enthousiasme. D’abord le décor est misérabiliste : un intérieur moche, mal tenu, bordélique, les pieds sur le canapé sans enlever ses pompes, et vaisselle qui traîne, un appart comme celui par exemple de votre belle-soeur ou de votre voisin de palier : meubles pauvres, ménage pas fait, literie douteuse... Là-dedans des loosers de base, genre peu d’intelligence, Ricard, potes et clopes... là encore, comme vos voisins, pas la peine de venir au ciné pour voir ça ! Quant à l’histoire, elle ne montre que la pitoyable errance d’une bonne femme, emportée comme une chienne en rut par les pulsions génitales qui lui travaillent le périnée. Déjà en cloque et mère encore ado, là voilà qui devient dingue d’un mec, pour qui elle va tout quitter, son père, sa sœur, et même son mouflet. Elle va même finir en taule !... Assez pitoyable spectacle de cette addiction au cul ! Elle aurait pu avoir la sagesse d’user de boules de geisha ou d’un canard vibreur pour apaiser les excès de ses ardeurs... Mais non, elle se laisse emporter comme une bête ! Pas de quoi être fier de la nature humaine... Et après on viendra nous faire de grands discours sur la liberté !... Le pauvre mouflet abandonné est remis à une famille d’accueil. Car les enfants sont faits pour ça : subir les interminables conneries de leurs géniteurs, sans recours, malgré les grands mots de la Charte des Droits de l’Enfant de 1989 ! Et la mère, comme tous les humains de cette sorte... pleurniche chaque fois que le malheur s’abat, plutôt que de se conduire de manière responsable et intelligente pour en éviter la survenance ! En outre, ce film est affligé d’inutiles et pesantes longueurs. Le début est d’un vide insupportable, il ne se passe rien d’intéressant : juste ces petites vies merdiques comme on en voit plein dans son entourage ou près de chez soi, dans son HLM. Quelle démagogie !... Enfin, le montage du film est du genre bêta : les plans s’enchaînent sans lien, sans transitions, bêtement, on dirait une projection de diapos chez des amis de retour d’une semaine en Turquie et qui ne vous loupent pas : on s’emmerde ferme, les images se suivent comme ça, du début à la fin, sans surprise, sans originalité, sans talent. Franchement, pas la peine d’aller au ciné pour ça ! Trop chiant, trop crade, trop glauque ! Ah, vivement que je revoie un autre film, du vrai cinéma, avec par exemple la belle Keira Knightley dans une jolie robe de princesse, sourire mutin et regard pétillant d’intelligence, pour oublier cette bande de toquards sans cerveau, qu’on dirait livrés à leurs seuls instincts animaux... Au fond, Suzanne, c’est la passion fatale racinienne dans un décor de prolos. C’est pas encore avec ça que la France va rafler des oscars !... Dommage pour Sara Forestier.
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