Par Robertcri
Le Voleur d’enfants est un bien curieux roman, puisque son auteur, Jules Supervielle est surtout un poète. Le livre a été publié en 1926, mais ça n’a pas d’importance ! Je ne veux pas faire partie de ces imbéciles qui ne lisent que les derniers prix littéraires, comme s’il n’y avait que ça à lire ! Je ne me précipite pas non plus sur les bouquins qui nous donnent en pâture Luc Ferry, Sarkozy, Joyandet, Mélenchon ou encore les people tels Michael Jackson et autres démolis par la came !... La lecture ne doit pas être prisonnière des modes ! Il n’est nullement interdit de s’ouvrir aux romans d’aujourd’hui, mais il faut aussi se plonger dans les œuvres plus anciennes. Car si les oeuvres anciennes existent encore, c’est qu’elle ont passé avec succès l’épreuve du temps. Et donc j’ai lu Supervielle et son Voleur d’enfants. L’histoire raconte la vie d’un colonel et de son épouse. Ils vivent à Paris du côté du Parc Monceau. Ils ont de l’argent mais pas d’enfants. Alors le colonel a trouvé une solution toute simple : il vole des enfants dans la rue, ou carrément chez eux. Il les adopte et les élève chez lui en leur donnant la meilleure éducation. Les parents légitimes ne disent rien, car ce sont souvent des pauvres gens, et ils sont heureux de voir leur enfant élevé dans de meilleures conditions que s’il était resté chez eux !... Je vous l’avais bien dit que ce roman était curieux !… Et puis on sombre dans le mélo. Un homme alcoolique et misérable confie sa fille aux bons soins du colonel dont il a appris les « adoptions ». Seulement voilà : la nouvelle « adoptée » n’est plus tout-à-fait une petite fille, et le charme diaboliquement innocent opère des ravages sur l’esprit, le cœur et le corps du colonel… Tout cela va mal finir, mais je ne vous dirai pas comment ! Si vous voulez le savoir, piochez dans votre tirelire, vous y trouverez sans nul doute les quelques euros nécessaires et suffisants pour acheter le livre qui est publié dans la célèbre collection Folio. Vous ne ferez pas une mauvaise affaire, car Le voleurs d’enfants, outre son originalité, est écrit dans un style vivant et clair : on ne peut pas en dire autant de tous les prix littéraires vendus en grandes surfaces entre les soutifs marque repère et les poulets halal…
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