Par Robertcri
Je dois vous faire un aveu : je n'ai pas toujours de bonnes lectures ! Je viens de lire une nouvelle de Nicole Versailles, intitulée "Cuisine intérieure", retrouvée au fin fond du site Seniorplanet.fr, autrement dit dans les oubliettes de l'écriture ! Je vais tout vous dire !… On aurait pu s'attendre, avec cette « Cuisine intérieure » à de la gastronomie littéraire ! Raté !... ça s'apparente plutôt à du manger de cantine ou à de la tambouille pour bidasses ! Mais je vous raconte : c'est l'histoire d'une bonne femme, le style ménagère quelconque, sans gloire ni beauté, un peu abîmée déjà, voyez, avec les premières rides et des pattes d’oie de toute laideur ! ça débute dans la cuisine, un vrai bordel, en plus tout est dégueulasse, y a même des boutons de braguette dans un bocal posé sur un coin de l’évier, au milieu des restes et des bouts de gras... Elle soupire, la bonne femme, c'est tout ce qu'elle sait faire, elle zyeute la vieille horloge pourrie, inévitable dans ce style d'écrit, et se lamente en pleurnichant... Le tout forme un décor pauvre, sale, bien misérabiliste ! Pour un peu on dirait du Zola ! Mais vu le style, on voit bien que c'est pas Zola, il manque pour ça ce bon zeste de talent qui fait défaut ici ! Ce n'est que du Nicole Versailles, faut faire avec ! Donc la bonne femme dans sa cuisine, ça la travaille salement aux tripes : son chiard est malade grave, et son mec est barré, les hommes, ça les fait pas bander, une mémère qui pleurniche, surtout si elle a des rides et des pattes d’oie ! Alors elle, pour pas perdre la main, dans ce décor crade au milieu des oignons, elle se caresse sans retenue, style la ruée vers l’or(gasme) au milieu des épluchures : c’est toujours ça de pris avant de retourner au néant ! Bonjour l’ambiance érotique !… Puis ça sonne, elle court ouvrir au facteur sans même s'être lavé les mains ! Le facteur renifle un peu l’odeur qu’il perçoit : crevette ou port-salut, il hésite, il renifle encore un coup, remet le télégramme, puis s’en va poursuivre sa tournée ! Elle, elle a pigé : elle fonce à l'hosto, où son chiard est au plus mal ! Effectivement, là, vous avez droit au pathos le plus éhonté, le plus éculé : au 19è siècle, par exemple, on faisait chialer les masses avec la petite fille portant des roses blanches à sa mère tubarde en train de calancher en vomissant des flots de sang !… Là c'est la mère qui va voir son chiard aux yeux clos, une pauvre petite larve tout entourée de tuyaux, avec la perfusion en goutte à goutte dans le pauvre bras de ce petit corps malade, et elle voit ça, la bonne femme… ça lui remue l'utérus à un point, je vous dis pas ! Alors la mère a un terrible cas de conscience, elle hésite un moment, puis elle en peut plus... Elle va pour arracher les tuyaux, débrancher tout, on frise le pathétique de l’euthanasie active, très tendance, coco ! Mais ouf, la morale, finalement, est sauve, car juste à ce moment, le toubib entre, et la ménagère, du coup, elle débranche pas la prise !!! Le toubib, comme le facteur tout à l’heure, il renifle un peu et trouve aussi que ça sent drôle ; mais il dit rien, il en a vu (et senti ) d'autres !... Voilà, c'est ça, l'histoire ! oui, c'est que ça !... Voyez, en guise de cuisine, c'est plutôt du rata ! Même chez Macdo c’est meilleur ! Mais voici le clou : ce récit a été primé !! Mais oui, primé, puisque je vous le dis ! Incroyable, mais vrai !!! C’est bien connu : il en faut pour tous les goûts, y compris pour le mauvais goût ! Cela dit, ne vous fiez pas à mon seul jugement... même s'il est sûr !!!! Allez quand même lire la nouvelle de Nicole Versailles ! Car il y a tout de même une bonne dose de mauvaise foi et d’humour dans ma critique… Et donc, si vous voulez vous faire votre propre opinion, lisez Cuisine intérieure »… Comment ? Mais c’est très simple : allez sur le site de l’auteur :
http://coumarine.blogspot.com
Vous trouverez sur ce site pas mal de textes en vers ou en prose… Tous ne sont pas mauvais !... Si le cœur vous en dit !...
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