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Littérature et écriture, dans les thèmes suivants : récits et nouvelles - souvenirs - chroniques - critiques littéraires et cinématographiques - humour - poésie - voyages et balades -

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Le Semeur de Vent - Roger Ikor -

 Il y a parfois un furieux décalage entre le moment où j'achète un livre et celui où je le lis. C'est le cas pour "Le Semeur de vent" de Roger Ikor, qui traînait au fond des rayonnages de ma bibliothèque depuis... janvier 1978 ! Vous vous rendez compte ?... 32 ans avant d'ouvrir un bouquin, ça devrait figurer dans le Livre Guiness des records !!.. D'ailleurs, l'auteur, Roger Ikor, n'a pas eu la patience d'attendre ma critique. Vivant en 1978 quand j'ai acheté le bouquin, il est mort en 1986... Je dois dire que le début du roman est plus que fastidieux : lourd, confus... Une longue suite de propos tourmentés, souvent décousus. Mais une fois franchies les 40 premières pages, on entre enfin dans l’histoire : ouf ! il était grand temps j'allais flanquer le bouquin dans une poubelle de tri sélectif !... Roger Ikor nous raconte ici une histoire de secte : Un ancien prof de géographie, illuminé par une philosophie utopiste, imagine de créer les “Villages sans argent“... L’idée est simple, et elle est simpliste comme le sont souvent les idées simples : puisque les hommes sont pourris par l’argent, il suffit donc, pour rendre les hommes enfin meilleurs, de les contraindre à vivre sans argent : y a pas plus simple ! Et ça tombe bien : comme on est au lendemain de la guerre, il y a des villages en ruine : notre illuminé, un nommé Clare, fait venir des volontaires, et s’adjoint le concours d’un jeune architecte, nommé Tenns… Tout le monde se met à l’oeuvre pour bâtir le premier Village sans argent… Mais bien entendu, les idées simples, je le répète, étant généralement des idées crétines, le projet utopique va bientôt capoter, car il est bien connu que lorsqu’on chasse le naturel, il revient au galop ! L’âpreté au gain reprend ses droits… Sans compter que le fameux Village sans argent comporte très peu de femmes, et que cette carence met le feu aux "génitoires" pour employer un mot cher à Montaigne ! Et bientôt, la populace, écervelée comme l’est toujours la populace, s’en prend rageusement à Clare  : tout est bon pour avoir sa tête ! Rumeurs, calomnies se déchaînent, les accusations sans preuves s’accumulent, mêlées de cris de haine ; on hurle à la mort, on se croirait avec l'affaire Eric Woerth, c’est vous dire ! L'halali en guise de débat, l'exécution en guise de procès, c'est dire que Le Semeur de vent a des côtés très actuels, parce qu'il aborde des problèmes éternels... Roger Ikor, avec ce roman, démonte le mécanisme d’action des sectes et leur emprise sournoise sur les individus. Inutile donc d‘être grand clerc pour deviner que tout ça va mal finir… Si vous voulez savoir comment, achetez le livre, il est en Livre de poche, et vous ne serez pas ruiné... Lisez, ça vaut mieux que de rester le cul devant la télé !

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R
tiens donc ! Vous aussi vous vous trompez !! Mais c'est incroyâââââble !... Tu quoque !.... Cela étant, oui, les sectes sont condamnables, mais leur succès tient à la faiblesse crédule des esprits, hélas... C'est cette faiblesse qu'il importe de combattre car elle fait le lit des sectes, des religions et donc des haines.... Robert Lasnier
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R
Je viens de corriger l'erreur matérielle, il y avait en effet une confusion chronologique, que je reconnais bien volontiers dans mon propos... Ca ne change rien au caractère touffu et laborieux du Semeur de vent ; on est loin du Roger Ikor du Tourniquet des innocents ! On ne peut pas être toujours excellent : ni Ikor, ni moi... ni vous ! Merci en tout cas de m'avoir lu avec attention : la prochaine fois, dites les choses avec moins d'agressivité gratuite : pas la peine de jouer le Semeur de Merde !!!.....
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R
S'il y a une erreur matérielle, je la vérifierai et la corrigerai ! Mais ça ne justifie en rien votre insolence bouffie de prétention ! Il faut en revenir à un sens du dialogue qui semble vous être étranger et c'est dommage. Je n'ai pas l'intention de polémiquer non plus, mais je rends les coups quand on m'envoie des coups bas ou des insultes, comme c'est votre cas: mesurez votre ton et calmez-vous ! Et je n'ai pas de raison de me taire pour vous faire plaisir !
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O
erratum: Vincent (et non Roger) Ikor s'est suicidé le 30 décembre 1979, (et non 89 comme je l'ai écrit), soit 19 ans après la parution du Semeur de Vent, et non 29 ans. Il s'agit d'une faute de frappe. Cela n'enlève rien à mon propos.. Les sectes restent un mal absolu. Quant aux blogueurs aux prétentions écrivassières, ils devraient s'essayer, faute de frappe ou pas, à plus de rigueur.. Il est vrai qu'à l'impossible nul n'est tenu. L'écriture est un travail et une réflexion, pas un gadget ou un jeu vidéo.Olivier Ikor
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O
Je n'ai aucune envie d'entamer une polémique avec vous.Je vous répète toutefois que Vincent Ikor s'est suicidé en 1989, trente ans après la parution du Semeur de Vent. Je ne vous reproche pas de vous être trompé, je vous reproche de ne pas avoir vérifié.. Votre lapsus (Roger Ikor au lieu de Vincent, suicidé) me parait à ce titre être significatif de la désinvolture avec laquelle les Erostrate de tout poil s'affichent sur Internet. Verba volent, ça passe ou ça casse... Du moment qu'on pause-pose (auprès de qui?) pour un brillant érudit (posture et imposture) le reste n'a aucune importance. Simplement, il y a des faits: le Semeur de vent a été publié en 1960, Vincent s'est suicidé fin 1989. Vous vous êtes planté, ça arrive à tout le monde. Mais... Ah qu'il est difficile pour les cerveaux étroits de reconnaître leur erreur! Vous refusez de le reconnaître, buté dans votre suffisance, sous votre front de boeuf. Ces faits sont assez douloureux pour ceux qui les ont vécus pour que l'intervention d'ânes bâtés dans votre genre deviennent intolérable.On ne peut plus laisser passer ça! Et les sectes, ces charognardes, sont à l'affût. Quant à vous, vous ne vous ne rendez pas compte des responsabilités (vous ignorez sans doute le sens de ce mot "responsabilité", dans votre douillet anonymat) que vous prenez en écrivant ces inepties. Restons-en là. Et, par pitié, taisez-vous! C'est la meilleure manière de ne pas proférer des conneries.Olikor
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