Par Robertcri
Il est difficile de dire du bien de ce roman vieillot, qui sent la naphtaline et les années 30, où des bourges friqués venaient se bronzer la couenne au bord d'un lac tyrolien, tout en apprenant à nager... Et ça ne les gêne pas de voir le héros, le jeune Hell, un ingénieur fauché, qui ne mange qu'un jour sur deux ou trois, grâce aux piécettes que les rupins lui lâchent pour les cours de natation qu'il donne... ! Bien entendu, plein de femelles, de tous les âges, échauffées grave par la musculature du maître-nageur, tournent autour de lui, avec des mines et des gestes lourds de sens, mais avec toute l'hypocrisie des années trente ! On regarde tomber la nuit, se lever les étoiles, on clope comme des malades, on picole... Chacun ne pense qu'au cul, nul ne le dit, et personne ne copule ! Quel sale roman que ce Lac-aux-Dames ! Quelle pauvre littérature d'entre-deux guerres !...Inintéressant, chiant, corseté et porteur de toutes les "valeurs" de l'époque : convenances, égoïsme de classe,.... gens "bien", hommes d'affaires, barons et autres nobles plus ou moins reluisants mais auréolés d'un reste de prestige... bourgeois suffisants et gavés... et puis le pauvre maître-nageur, le larbin à qui on fait l'aumône, et qui ne mange pas à sa faim dans l'indifférence et la bonne conscience ambiante de cette société de merde ... Allez hop ! Dans la poubelle du tri sélectif !
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