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Littérature et écriture, dans les thèmes suivants : récits et nouvelles - souvenirs - chroniques - critiques littéraires et cinématographiques - humour - poésie - voyages et balades -

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White Material - film de 2010 -

 

White Material – film de Claire Denis – 2010 –

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Il y a des réalisateurs de cinéma dont la production est très hétérogène et bien inégale. Ainsi Claire Denis nous avait-elle donné à voir l’excellent « Chocolat », que j’ai dégusté comme il se doit, à sa juste saveur… Mais avec White Material, ça dérape. Assurément, Claire Denis est plus à l’aise avec le chocolat qu’avec le café. Décryptage (comme disent les journalistes) : White Material ( qu’on peut traduire par « des trucs de Blancs », nous raconte l’aventure de Maria (Isabelle Huppert), qui refuse de quitter la plantation de café qu’elle possède, malgré le danger résultant de la guerre civile qui déchire ce pays africain anonyme qui ne nous est jamais précisé. Sans doute veut-elle nous montrer une période charnière douloureuse : les derniers soubresauts des pays d’Afrique pour se libérer du colonialisme, colonialisme dont les Blancs n’ont pas même conscience (Pour Maria, cette plantation de café est SA terre…), et le grand bordel qui préside à la reconstruction et à l’émancipation de pays africains… Mais ce n’est pas parce que la situation sur le terrain est bordélique qu’il faut faire un film bordélique ! Et là, splash ! Claire Denis s’est plantée ! Ce film qui se veut une illustration, ne donne à voir en réalité que les tourments de la réalisatrice, bien davantage que ceux des protagonistes du film. On a l’impression que Claire Denis a fait ce film pour elle, et non pas pour nous les spectateurs… Elle cherche à se libérer de pensées confuses qui s’agitent en elles, en se foutant éperdument de nous distraire. Moyennant quoi, elle nous emmerde dans une longue diarrhée cinématographique qui dure tout de même 1h 40. Elle aurait mieux fait d’écrire un bouquin ou un essai sur le sujet, voire un documentaire… Tandis que là, on merdoie dans un symbolisme de conte allégorique, qui montre tout et ne dit rien. Du moins rien qu’on ne sache déjà : oui, Maria est cramponnée à sa terre (un bouseux est toujours accro à son lopin, en Afrique comme en France ou ailleurs…) oui les Noirs  se déchirent (Les hommes sont rarement d’accord pour partager le pouvoir, en Afrique comme en France ou ailleurs…) ! On le sait, tout ça, merde !... Ce n’est pas du cinéma c’est un bavardage germanopratin d’intellos où l’on s’émeut de la violence des guerres tribales,  le cul enfoui dans le canapé, en pérorant autour d’un thé Darjeeling ! White Material c’est juste le truc d’une Blanche qui se prend pour une cinéaste ! 

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