Par Robertcri
En lisant ce bouquin, une pensée haineuse m'a traversé l'esprit dès la fin du premier chapitre, une pensée en forme de question : Quel est l'enfant de salaud qui m'a offert un livre aussi nul ? Je m'apprêtais à le maudire jusqu'à la septième génération, et puis j'ai réfréné mon imprécation, pensant soudain que c'était moi, après tout, peut-être qui avais acheté ce volume à 11 euros. C'est chose possible : parfois je me laisse convaincre par un entrefilet dans la presse, ou par une critique entendue à la radio... Sur le moment ça m'enchante... j'achète... et puis je déchante ! Ce fut le cas avec ce polar italien à la sauce macaroni. Même en le lisant dans mon plumard il ne m'a pas ravi au lit ! C'est dire !... Pourtant l'auteur devrait savoir de quoi il parle, étant lui-même policier, et parce qu'il tient un revolver quand il ne tient pas le stylo ! En tout cas, sa prose m'a flingué, abattu (sans sommations !). L'histoire est d'une banalité à pleurer : un inspecteur est muté en Calabre, une région d'Italie où il y a autant de crapules au kilomètre carrés que d'imbéciles devant TF1 un soir de feuilleton, c'est dire comme ça pullule ! Avec ses collègues, il repère des trafiquants de drogue : filatures en voiture, écoutes téléphoniques, arrestations, états d'âmes policiers avec tous les poncifs qui vont avec : les clopes qu'on fume à pleins paquets, le café à deux heures du matin, et du scotch à gogo jusqu'à plus d'heure, pour oublier la fatigue et la bidoche mitraillée et sanglante... Bref, un récit tiédard, sans relief, sans suspense, une histoire plate et sans bulles qui s'étire interminablement de la page 1 à la page 215, émaillée çà et là des incontournables flaques d"hémoglobine inhérentes aux scènes de crime... Ce polar a beau être italien, il n'est pas de la meilleure pâte ! Il est même de la pire ! Allez hop, on jette, comme on le fait en informatique : Clic droit - Supprimer - Vider la corbeille ! Et on n'en parle plus...
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