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Littérature et écriture, dans les thèmes suivants : récits et nouvelles - souvenirs - chroniques - critiques littéraires et cinématographiques - humour - poésie - voyages et balades -

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Sur les pauvres et sur la pauvreté...

 

Chronique sur les pauvres

 

Lisons ces lignes de Bossuet, extraites de son sermon sur les mauvais riches. Bossuet interpelle le roi à propos des pauvres : « Ils meurent de faim dans vos terres, dans vos châteaux, dans les villes, dans les campagnes, à la porte et aux environs de vos hôtels ; nul ne court à leur aide. Dans les provinces éloignées et même dans cette ville, au milieu de tantde plaisirs et de tant d’excès, une infinité de familles meurt de faim et de désespoir »…

Ces lignes poignantes ont été écrites il y a plus de trois siècles. On se dit que, depuis le temps, on a eu le temps de lutter contre la pauvreté. Au 17ème siècle, au temps de Bossuet, les pauvres n’avaient rien, je veux dire aucune aide. De nos jours, le nombre des aides est faramineux ! Petite liste non exhaustive : congés payés, salaire minimum, revenu minimum d’insertion, heures supplémentaires, allocations familiales, sécurité sociale, indemnités journalières en cas de maladie, indemnités de licenciement, pension de retraite, prime de rentrée scolaire, aide au logement, exonération de la taxe d’habitation et de la redevance télé, indemnisation du chômage, couverture maladie universelle, prêt à taux zéro, RSA, tarif réduit dans les transports, voire gratuité, tarif réduit dans les cantines scolaires, allocation de parent isolé, bourses d’études,… et j’en passe, complétez la liste vous-même… Or, je viens d’entendre à la radio cette triste information : « Il y a en France sept millions de pauvres »… Incroyable ! Ce chiffre est un véritable paradoxe logique, et personne ne semble avoir remarqué cette anomalie logique : on a beau multiplier à l’infini les aides, la pauvreté augmente… Et personne ne semble s’interroger sur ce paradoxe… Pourtant le chiffre est énorme : sept millions de pauvres !... Alors, même si je suis le seul à le faire je m’interroge. Deux explications me viennent à l’esprit :

-        Première explication, ce chiffre de sept millions de pauvres est faux. Ou plus exactement il est statistiquement exact, mais faux dans la réalité. En fait, pour les statisticiens, on est pauvre lorsqu’on dispose d’un revenu inférieur à 800 euros par mois environ. Mais attention, les chiffres ne prennent en compte que… les seuls revenus déclarés ! Or la France des fraudeurs, du travail au black et des magouilles en tous genres est immense ! En sorte que parmi les sept millions de « pauvres » proclamés, bon nombre d’entre eux disposent de revenus réels bien supérieurs, mais cachés, occultes !.... Ils sont donc déclarés pauvres, alors qu’ils ne le sont nullement.

-        Deuxième explication : Supposons maintenant que je me sois trompé dans ce que je viens d’écrire sur les revenus cachés… Considérons donc qu’il y aurait effectivement sept millions de pauvres en France !... Mais alors, réfléchissons un instant. Puisque ce chiffre est en hausse malgré toutes les aides possibles et imaginables… c’est que les pauvres ne savent pas gérer leurs revenus, ils sont comme des paniers percés ! Démonstration : imaginons des jardins. Dans chaque jardin, il y a un tonneau pour stocker l’eau d’arrosage. Or, certains tonneaux sont pleins, d’autres presque vides, d’autres enfin complètement vides. Un expert arrive et décide que ceux qui ont le plus d’eau doivent en donner un peu à ceux qui en manquent. Chaque voisin donne donc de l’eau à ceux dont les réserves sont vides… Au bout d’un moment, ceux qui avaient un réservoir plein d’eau, en ont moins, évidemment, puisqu’ils en ont donné aux voisins… Mais on constate alors… que les réservoirs ayant reçu de l’eau… sont toujours aussi vides !!! Que s’est-il passé ? oh, c’est très simple : les réservoirs de ceux qui manquent constamment d’eau sont percés ! Que fait-on alors ? eh bien, avant de verser bêtement de l’eau, on répare les cuves percées, on bouche, on soude, on colmate, afin qu’ensuite les cuves soient capables de retenir l’eau…. C’est la même chose pour les pauvres : ils laissent filer l’argent, et dans de nombreux cas, ils bambochent avec beaucoup d’inconséquence, davantage cigales que fourmis… Si l’on avait deux sous de bon-sens, au lieu de verser des milliards d’euros en aides qui sont dilapidées et ne suffisent jamais, on serait bien avisé de former les pauvres aux règles les plus élémentaires de la bonne gestion au quotidien, de la prévision, de l’organisation et de l’adaptation de ses dépenses à ses ressources, en ne cédant pas à toutes les sollicitations du marché… Car il est impossible que la pauvreté ne cesse pas, avec tant d’aides apportées… sauf évidemment s’il y a quelque chose de percé dans les portefeuilles !...D’ailleurs, que dit-on à propos des pays sous-développés ? On dit qu’il ne suffit pas de leur donner du riz, mais qu’il faut leur apprendre à le cultiver !... Faisons donc la même chose avec les pauvres : ne leur donnons pas seulement de l’argent, mais apprenons-leur à cultiver celui qu’on leur donne !... Et vous verrez, le chiffre des pauvres diminuera rapidement. Et du même coup, on pourra aider davantage et mieux ceux qui en auraient réellement besoin parce que frappés d’une manière imprévue et imparable par les coups du sort de la vie… Encore faudrait-il avoir un peu de courage politique et de bon-sens. Hélas, les pauvres sont un sujet tabou ! On n’a le droit d’en parler que pour les plaindre ! Et dire qu’on prétend que la parole est libérée !!! On croit rêver !

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