Eklablog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Littérature et écriture, dans les thèmes suivants : récits et nouvelles - souvenirs - chroniques - critiques littéraires et cinématographiques - humour - poésie - voyages et balades -

Publicité

On ne meurt qu'une fois - récit de Jean-Denis Bredin - 2009 -

 

On ne meurt qu’une fois – récit de Jean-Denis Bredin –

corday maison

Ce livre n’est pas un roman. Il retrace la courte vie Charlotte Corday (1768-1793). Et comme Charlotte Corday est beaucoup moins connue que  Britney Spears, je vais vous en parler un peu : en classe d’histoire, on nous raconte qu’il s’agit d’une meurtrière, qui a assassiné Marat dans sa baignoire, la baignoire de Marat, pas celle de Charlotte, faut vraiment tout vous dire ! Marat ?... Evidemment ça ne vous dit rien non plus ! On n’apprend vraiment plus rien à l’école, putain ! Bon, je résume : pendant la révolution française, il y avait les Girondins, c’étaient les tièdes. Et il y avait les Montagnards, les durs. Les durs, avec Marat à leur tête, chassent les tièdes Girondins du gouvernement début mai 1793. Puis ils mettent en œuvre la terreur : la guillotine coupe les têtes ! Les Girondins se sont réfugiés à Caen, juste en face de la chambre de Charlotte Corday. Elle, Charlotte, bien que noble, est une républicaine convaincue, mais elle ne supporte pas la violence et le sang de la guillotine. Sous ses fenêtres elle entend les députés girondins bavasser, se promettre de faire la peau à Marat, puis se dégonfler, et terminer la journée au bistrot entre potes ! De vraies lavettes, des sans-couilles, ces députés ! En vraie féministe avant l’heure, en femme courageuse et intelligente, Charlotte Corday décide donc de s’occuper elle-même de Marat. Le 9 juillet 1793, elle quitte Caen en diligence. Le 11 juillet elle arrive à Paris (Eh oui, la diligence, c’est moins rapide que le TGV !). Le 13 juillet au matin, elle achète un couteau et le soir-même, elle va chez Marat et le poignarde alors que le vieux débris fait tremper ses croûtes scrofuleuses dans de l’eau vinaigrée. Immédiatement arrêtée, Charlotte Corday est condamnée à mort le 17 juillet 1793 en fin de matinée. Elle est guillotinée le soir même peu avant 19 heures, place de la Concorde à Paris. Elle n’avait pas 25 ans. Jusqu’au bout, Charlotte Corday fait preuve non seulement d’un courage incroyable, mais aussi d’un humour étonnant. Dans la charrette qui la conduit à l’échafaud, comme le bourreau lui dit « Le chemin doit vous sembler bien long ! », elle rétorque : « Bah ! Nous sommes toujours sûrs d’arriver ! »… Lorsque la charrette arrive place de la Concorde, le bourreau, dans un réflexe de pitié, se met debout devant elle pour lui cacher la guillotine encore quelques instants… mais Charlotte lui lance : « Laissez-moi regarder, je n’en ai encore jamais vu ! »… Enfin, quand sa tête tombe dans le panier, un connard nommé Legros la ramasse et lui flanque une paire de gifles. Cette crapule sera condamné pour ce geste à huit jours de prison et à être exposé en place publique pendant une journée ! Le titre du livre « On ne meurt qu’une fois » est tiré d’une lettre que Charlotte Corday écrivit en 1791 à une de ses amies… Un livre fort intéressant sur une période particulièrement tragique de notre histoire… La photo de cet article représente la maison natale de Charlotte Corday, que j’ai photographiée moi-même en Normandie, aux Champeaux dans l’Orne.

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article