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Littérature et écriture, dans les thèmes suivants : récits et nouvelles - souvenirs - chroniques - critiques littéraires et cinématographiques - humour - poésie - voyages et balades -

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Les tribulations d'une caissière - film de 2011 -

 

Les tribulations d’une caissière – film de Pierre Rambaldi - 2011 –

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Mes plus anciens lecteurs se souviennent peut-être de ma critique du livre Les tribulations d’une caissière, d’Anna Sam, publié en 2008 (voir rubriques livres critiques).  Un livre à lire absolument. Je l’ai dit en 2008, je le répète aujourd’hui.  Je ne suis pas aussi enthousiaste pour le film, bien qu’il s’agisse d’un film fort bien réalisé et qui mérite d’être vu. Y en a archi-marre de ceux qui ne jugent les films qu’à l’aune des références culturelles, cinématographiques, politiques ou idéologiques. Ras-le-bol des emmerdeurs de France-Culture qui cherchent seulement à savoir si, dans tel film, on s’est inspiré  de René Clair, ou bien si les mouvements de caméra évoquent Antonioni, Bergman ou Renoir ! Un film, c’est d’abord un bon spectacle sur grand écran, pour passer un bon moment. Image, musique, mouvement… C’est ça, les fondamentaux du cinéma ! A vrai dire, il n’y a pas lieu de comparer le film Tribulations d’une caissière au bouquin. En effet, le livre s’en tenait au témoignage acide, ironique, pétulant…Un ouvrage où l’on éclate de rire à chaque page ! Le film n’est absolument pas une adaptation du livre. Il est un film original, dont le livre a seulement donné le prétexte, à savoir la condition des caissières. Mais à l’évidence, le réalisateur a refusé de s’engager dans la voie du film social, revendicatif et gueulard. La satire sociale est bien présente, mais c’est toujours à fleuret moucheté. Par contre, est venue se greffer sur le film une bluette sentimentale de couleur rose bonbon, lorsque la caissière Solveig (Déborah François) fait la rencontre inattendue de Charles, un jeune homme improbable qui roule en Rolls et tombe immédiatement amoureux d’elle, tandis qu’autour d’eux les flocons de neige dansent comme des petites étoiles blanches ! Oh comme c’est beau !... Pire que du Delly à la sauce Harlequin !..  Et le héros Charles a beau proclamer :. L’amour, oui ! La baise, non !... un quart d’heure plus tard, il dégrafe vite fait le Lejaby de Solveig (J’ai mis Lejaby pour soutenir  cette vénérable entreprise, elle-même spécialisée dans le domaine du soutien !!!)… Film-bluette donc, mais comme le tournage est vif et soigné, le tout pétille en diable ! Les caissières sont dépeintes sans outrance, mais avec une justesse retenue et pudique. Quant à Jean-Luc Couchard, il est excellent dans son rôle de petit chefaillon, sorte d’imbécile peu cultivé, mais qui, investi d’une bribe de pouvoir à cause de sa grande gueule, se montre un chien de garde mordeur, véritable valet de la Direction : Chiant, odieux et pitoyable en même temps. En fait, il était sans doute difficile au réalisateur de se lancer dans la satire sociale délibérée. En effet, taper plus fort sur les patrons de la grande distribution aurait été trop facile et trop réducteur. Il aurait fallu en toute objectivité dénoncer tout aussi fort la crapulerie de nombre de clients, dont le comportement est trop souvent odieux, méprisant et inacceptable ! Mais là, pas facile ! Très difficile même de critiquer les cons : non seulement ils sont innombrables, mais ils sont également spectateurs de cinéma ! Il ne fallait donc pas les prendre de front, mais les ménager ! D’où la prudence du réalisateur, et l’histoire sentimentale mignonne et plutôt gnan-gnan, pour transformer la diatribe politique en une aimable romance…  Mais globalement, on a ici un bon film, qui ne doit surtout pas vous empêcher de lire le livre.

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