Par Robertcri
Joris Kar Huysmans,, né en 1848, est de la même génération que Maupassant... Mais son niveau littéraire est très inférieur. Ce roman, Les Soeurs Vatard, n'est qu'une sorte de bluette parisienne, l'histoire limite sordide de deux pauvres filles à la peine dans le Paris populaire du 19è siècle. Pauvres, non diplômées, famille presque à la ramasse, elle travaillent dans un atelier de brochure, pour quelques sous par jour... Elles sont deux, Désirée, la fille sérieuse qui veille sur sa maman impotente, et Céline, la cavaleuse, qui ne pense qu'à une chose : les mecs, dans des amours populacières, avec des types fainéants, chômeurs professionnels et autre pue la sueur. Elle se prend même des raclées, mais elle trouve que ça fait viril ! On croit rêver... Sa soeur Désirée, pourtant, va ressentir à son tour des démangeaisons au niveau du périnée, qui vont lui faire chercher un amoureux.. Il ne se passe rien dans ce roman, que la routine populaire : le boulot, le dodo, les mecs avec lesquels on va boire une liqueur au bistrot.. Et puis, à la fin, la gentille Désirée se marie, avec un pouilleux quelconque, dans un petit amour banal dont on devine qu'il va donner naissance à quelques chiards miséreux, sans avenir et sans le sou, comme leurs parents... Cette pauvre histoire d'amour pue les senteurs d'aisselles malpropres et les dessous douteux ! Pouah !... On est par ailleurs très très loin du talent de Zola, ou de l'écriture éblouissante de Maupassant ! L'expression est souvent proche du vulgaire, avec des relents de sueur et de saleté. A noter aussi que Huysmans use et abuse de mots ringards, désuets, vieillots, surannés, dont voici quelques échantillons : soulotteur... gobichonneur... birbe... haquets... reginglat... berdouilles... endêver... vironner... goton... faudra que je lise autre chose de Huysmans.. juste pour voir...
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