Par Robertcri
Le Saint découvre le virus 13, roman de Leslie Charteris, 1954
Une fois de plus, je me suis plongé avec délice dans une des nombreuses aventures de Simon Templar, alias Le Saint. Ça change de Kierkegaard et de Proust, c’est moi qui vous le dis ! Et c’est largement aussi bien écrit que les prix littéraires d’aujourd’hui, vite torchés, vite vendus, vite oubliés. L’histoire est évidemment invraisemblable mais on s’en fout ! Ou plutôt on ne s’en fout pas, car c’est cette invraisemblance qui donne du piment à l’histoire. De quoi s’agit-il ici ? Le Saint, qui s’emmerde ferme aux Etats-Unis, reçoit un appel d’un de ses chefs : on a trouvé dans la rue un homme gravement malade, bientôt emporté par une forme gravissime de typhus. Il semblerait qu’un virus soit susceptible de rayer les humains de la carte du monde. Rien que ça ! Simon Templar prend immédiatement le taureau par les cornes, et le train par le marchepied, pour se rendre à Los Angeles. Mais à peine le voyage a-t-il commencé, que l’on trouve un cadavre dans un compartiment ! Bingo ! Et voilà notre Simon Templar embringué dans une abracadabrantesque aventure, flanqué de son lieutenant, le colosse crétin et alcoolique M. Uniatz, dont le cerveau est celui d’une poule, mais qui possède des poings qui cognent dur, ça peut servir, des fois. Bref, on est loin ici des états d’âme masturbatoires et pédérastiques d’un Gide préoccupé par les mollets fins et duveteux des petits garçons, ou des tourments copulatoires et présidentiels d’un scootériste obsédé par le périnée d’une actrice, mais on passe vraiment de très bons moments de lecture, bien au chaud par ce temps humide et frisquet d’un mois de janvier atypique et inondé de partout. Le Saint découvre le virus13, à lire absolument. On ne le trouve plus en librairie, mais vous avez toutes les chances de le dégoter pour pas cher sur ebay, ou sur le site www.delcampe.net que je vous recommande vivement.
Thème Magazine © - Hébergé par Eklablog