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Littérature et écriture, dans les thèmes suivants : récits et nouvelles - souvenirs - chroniques - critiques littéraires et cinématographiques - humour - poésie - voyages et balades -

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La vie des femmes mariées - Pierre Arétin - vers 1525...

 La vie des femmes mariées est une curieuse pochade écrite voici bien longtemps, au 16è siècle, par Pierre Arétin. L’opuscule n’est guère épais (Pas comme Tolstoï ! ha ! ha ! ha !, humour !) : à peine 120 pages. Il se présente comme un dialogue entre deux femmes, Antonia et Nanna, l’une racontant à l’autre les frasques sexuelles des femmes mariées, lesquelles passent leur temps à se faire mettre par des hommes bien membrés ! On chercherait en vain un quelconque romantisme ici, on va directement au but, et pan ! Dans le mille ! Bien entendu, les récits sont crus, mais en même temps le langage est très imagé, très détourné : on ne parle ici que de bêche labourant le petit domaine… du ribaud qui lâche son eau au moulin, et autres comparaisons égrillardes. Mais jamais le moindre terme médical, ou psy : ni intromission ni libido, on n’est pas ici chez Mireille Dumas ni chez Françoise Dolto. Là, les femelles en rut s’empalent sans retenue sur les mandrins les mieux calibrés du canton ! Cela étant, la lecture de ces parties de jambes en l’air est fastidieuse et terriblement répétitive ; c’est une avalanche de bidoche poisseuse, dans des aventures sans queue ni têtes… euh… non, pas sans queues, au contraire !... Mais en tout cas, c’est une écriture sans grand intérêt, une sorte de curiosité littéraire, qui témoigne d’une certaine époque… Pour celles et ceux que ça intéresserait, Arétin a écrit également La Vie des nonnes, et La vie des courtisanes. Mais à mon avis les récits doivent être à peu près semblables, en raison de l’anatomie féminine qui est ce qu’elle est, que ce soit chez les femmes mariées, les nonnes ou les courtisanes ! et parce que l’anatomie masculine est également assez semblable en dépit de quelques variations dimensionnelles qui peuvent faire, il est vrai, toute la différence, comme me le confirmeront sans doute bon nombre de lectrices !... C’est publié aux éditions Allia.

Bio : Pierre Arétin est né en 1492 en Italie à Arezzo. Un riche banquier, mécène du peintre Raphael, le prend sous son aile (dorée). Du coup, Arétin se la coule douce, ne cherche pas de boulot, ne pointe jamais à Pôle Emploi, et passe son temps à écrire des grivoiseries et des récits cochons de toutes sortes. Evidemment, ça lui vaut quelques ennuis avec le pape, mais il trouve refuge à Mantoue, avant de s’installer définitivement à Venise, où il reste jusqu’à sa mort en 1556, à l’âge de 64 ans. On dit qu’il est mort de rire : en effet, tandis qu’on lui racontait une blague salace, il a tellement ri qu’il est tombé à la renverse, se fracassant le crâne ! C'est ce qui s'appelle se fendre la geule !... Une belle mort, non ?...

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