Par Robertcri
Le roman commence d'une façon originale : nous sommes à Barcelone, quelques années après la guerre civile, en 1945. le jeune Daniel Sempere, âgé de 10 ans est orphelin de mère. Son père l'emmène dans un lieu bizarre, une bâtisse sombre, poussiéreuse, que l'on appelle le Cimetière des Livres oubliés... Selon une tradition familiale, Daniel est invité à choisir un des innombrables ouvrages rangés ici, afin de le sauver de l'oubli... Le jeune garçon choisit un roman : L'Ombre du Vent, de Julian Carax. De retour à la maison, Daniel se plonge dans la lecture... Passionné par l'histoire, il décide d'en savoir plus sur l'auteur : qui est Julian Carax ? Ses premières recherches lui permettent une découverte étrange : ce livre est devenu introuvable, car un mystérieux personnage détruit systématiquement tous les exemplaires qu'il trouve... On est presque envoûté par l'ambiance de mystère que nous propose l'auteur, sauf que, patatras ! à partir de là le roman sombre dans un embrouillamini épouvantable. On comprend que le bouquin va accompagner toute la vie de Daniel, et à chaque page surgissent de nouveaux personnages : Javier Fumero, un effroyable policier, cruel et implacable, avatar moderne du policier Javert des Misérables de Victor Hugo... mais aussi Firmin Romero, demi-clochard qui se révélera d'une érudition stupéfiante. On croisera encore dans cette ratatouille littéraire des femmes : Béa.. Clara, Pénélope, l'amour d'enfance de Julian Carax l'auteur... Et j'en passe ! Tout ça se mélange dans un joyeux bordel où l'on s'aime, où l'on se fait du mal, où l'on trahit où on se rabiboche, où on se perd, où on se trouve, pour mieux se perdre à nouveau, et où l'on découvre aussi ces fameux secrets de familles qui encombrent tant de sagas romanesques... Bien entendu, l'auteur mélange aussi les époques, pour accentuer encore la ratatouille qui vire à la macédoine indigeste. Qui plus est.. si encore l'histoire en valait la peine, nous tenait en haleine... mais non, tout ce fatras narratif n'a jamais su capter mon intérêt... J'ai bâillé pendant 666 pages et me suis endormi plusieurs fois... mais je suis allé courageusement jusqu'au bout... Ma plus grande surprise, je l'avoue, a été de lire les critiques de ce livre sur Babelio : toutes élogieuses, d'une manière souvent dithyrambique ! Etonnant !... Ne vous fiez donc pas à mon seul avis !... Ce n'est que le mien !...
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