Par Robertcri
L' ange du mal – film de Michele Placido – 2011 –
Acteurs : Kim Rossi Stuart – Flippo Timi -
Voici un film qui ne donne pas une haute idée de la nature humaine ! Le film est tiré d’une histoire vraie, c’est la grande mode, ça. Le populo ne supporte plus la fiction, on ne sait pas trop pourquoi. Peut-être à cause de toutes les émissions dites de « télé-réalité » qui pourtant n’ont rien à voir avec la réalité bien entendu, mais seulement avec la bêtise croissante des spectateurs complètement abrutis par la télévision et ses programmes largement imbéciles au service de la publicité. Et donc le populo veut « du vrai »… Les réalisateurs ne se le font pas dire deux fois : « Ah tu veux du vrai ?... Attends, mon couillon, on va t’en donner !... » C’est ainsi qu’est né ce film, dont le scénario est inspiré d’une lamentable histoire, réelle, celle de Renato Vallanzasca, une crapule italienne, truand authentique, délinquant dès son enfance, et qui va s’enfoncer dans une violence croissante, avec un mépris complet de la vie d’autrui… Grande gueule et hâbleur, il est comme tous ceux de son espèce : il aime la thune, mais pas le travail ! Et préfère la champagne à l’eau du robinet, et la Maserati à la Clio ! Du début à la fin du film, ce ne sont que violences, agressions, coups de feu, règlements de comptes entre crapules rivales, bains de sang ! Voilà ce qu’on offre comme héros de cinéma au populo : la racaille ! Et pour écarter les éventuels scrupules du public, le réalisateur ajoute des détails gnan-gnan à l’eau de rose : voici donc notre truand amoureux, presque fleur bleue ! Et même il devient papa !!! ça alors, le populo fond dans son petit cœur simple : eh oui, au fond, il est sympa le truand ! Il a même un enfant ! C’est un type comme nous !... Pour ma part, je déteste qu’on monte en épingle la vie des crapules pour les ériger en des sortes de modèles ! Ce Renato n’est en rien un homme à admirer. Pas plus que Mesrine et autres tueurs, foncièrement ennemis de l’humanité. Ici, il ne faut pas oublier que ce Renato n’est qu’un salopard, qui a été condamné… quatre fois à la perpétuité et à plus de 200 ans de prison ! Pas de quoi se vanter ! Et surtout pas de quoi en faire un héros ! Et pourtant, on en fait un film ! Et dire qu’il y en a qui vont au ciné voir ça et s’en régalent !... Pitoyable nature humaine !… Où sont passés les truands de grand chemin, tel René La Canne ? Dans les années 40, au volant de puissantes Traction avant Citroën, il écumait bijouteries de luxe et casinos, mais avec une règle d’or : ne jamais tuer, JAMAIS : ni victimes, ni passants, ni policiers ni témoins ! Là au moins, ça avait du panache !
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