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Littérature et écriture, dans les thèmes suivants : récits et nouvelles - souvenirs - chroniques - critiques littéraires et cinématographiques - humour - poésie - voyages et balades -

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Impardonnables - film de 2011 -

 

Impardonnables – film d’André Téchiné – 2011 –

Acteurs : Carole Bouquet – André Dussolier – Mélanie Thierry 

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Une belle distribution pour ce film : l’excellent André Dussolier, toujours juste et talentueux, l’adorable petite Mélanie Thierry et sa tête hyper-carrée (si, si, regardez-la de face, vous verrez !), et enfin Carole Bouquet, même si son aspect lisse et conventionnel BCBG rangée des bécanes est assez fadasse, moi je lui trouve une tête de pub pour les crèmes antirides de la cinquantaine… Mais bon, chacun ses goûts, vous n’êtes pas obligés de partager les miens… Une belle distribution, donc…  un beau casting comme disent ceux qui préfèrent braire en amerloque… mais rien d’autre, hélas, dans ce film. Il faut dire que le bouquin de Philippe Djian dont il est tiré n’avait rien de bien folichon, mais le film ne rachète pas le roman. Impardonnables  est une ratatouille, un méli-mélo sentimentalo-familial, avec tous les poncifs du genre : les relations familiales pas toujours faciles et gna-gna-gna, les amours toujours compliquées (oui, je vous le rappelle, amour est féminin quand il est au pluriel !)… L’histoire : un écrivain vieillissant, aux cheveux déjà blancs (André Dussolier) vient à Venise pour écrire. Il cherche une location calme et isolée…  Immédiatement, le scénario va basculer dans la banale histoire de cul. L’écrivain propose en effet à la directrice d’une agence immobilière (Carole Bouquet) de vivre avec elle, comme ça, tout à trac ! L’autre elle accepte. Rien de bien sulfureux là-dedans. Le réalisateur, tenant compte des cheveux blancs de Dussolier, a choisi Carole Bouquet pour les faires coucher : une pas trop jeune, bien sûr, car ça n’aurait pas plu dans les chaumières, on a donc fait sage : âge en rapport comme on dit !  Et ça baisouille cahin-caha, à la va-comme-je-te-saute… Et arrive alors, comme un cheveu sur la soupe,  la fille de l’écrivain, Alice (Mélanie Thierry). On a droit alors, forcément, aux scènes classiques et archi-convenues : le père emmerdant,  jaloux des fréquentations de sa fille… Evidemment, pour faire style on est libérés, nous ! le réalisateur nous offre sa trouvaille : la fille envoie à son père un CD où elle se montre en train de baiser avec son pote du moment ! Ah, ça, c’est hardi, applaudissez braves gens !... Mais  ne vous emballez pas : on voit juste un bout de cuisse furtif, on entend quelques halètements bovins, quelques couinements femelles, et c’est tout ! Faut que ça reste convenable ! En fait, c’est du faussement libéré… Et puis c’est tout ! Rien de grand, encore moins de grandiose dans cette histoire lourdingue et besogneuse où le cinéaste ne sait trouver ni un ton ni un style. Des petites scènes du quotidien, des histoires de cul plan-plan comme on a les mêmes chez soi, chez ses voisins, dans sa famille ou au bureau… Un film ennuyeux et profondément chiant. C’est ça, et ce n’est que ça, Impardonnables ! Et c’est impardonnable !

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