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Eloge de l'oisiveté - Bertrand Russell - 1932 -

bertrand russell

Eloge de l’oisiveté – Bertrand Russell – 1932 –

L’éloge de la paresse, du mathématicien et philosophe britannique Bertrand Russell, est un minuscule ouvrage de trente-huit pages, paru en 1932. Mais trente-hui pages d’une intelligence étincelante, ce qui explique que ce petit texte est absolument méconnu des masses, lesquelles ne brillent guère par l’intelligence et préfèrent souvent regarder une émission pour crétins du style Attention à la marche sur TF1 ! Et pourtant, le populo, qui se plaint souvent du travail, serait bien inspiré de lire Bertrand Russell. Il y verrait qu’avec tous les moyens de production actuels, il lui suffirait de travailler quelques heures par jour pour produire tout ce dont on a besoin. Le peuple idiot, s’il lisait ce petit opuscule, comprendrait comment les vrais oisifs des classes dirigeantes obligent la moitié de la population à travailler comme des fous et condamne l’autre moitié à chômer… plutôt que de répartir le travail sur tout le monde ! Russell montre combien le peuple se laisse convaincre que le travail est une vertu, alors que sa seule vertu est de permettre à une petite élite de vivre dans l’oisiveté ! Attention, il faut préciser que le mot oisiveté est ici un terme inapproprié. En effet, le lecteur moyen, le lecteur de base, persuadé que le travail est une vertu puisqu’on lui met ça dans la crâne depuis l’enfance, s’imagine que l’oisiveté consiste à ne rien foutre ! Et que l’oisiveté est cette sorte de vices dont souffrent les fainéants. Tragique erreur d’un entendement abruti ! L’oisiveté dont il est question ici, c’est plutôt l’ensemble des activités libres et librement choisies, effectuées sans but lucratif, par opposition au labeur à visée alimentaire… Quoi qu’il en soit, s’il y avait assez de gens intelligents pour lire Russell et le mettre en application, il n’y aurait plus ni surcharge de travail ni chômage ! Hélas, on ne fabrique pas l’intelligence, on en hérite... et peu sont héritiers !... Mais si vous en êtes, lisez vite L’éloge de l’oisiveté, de Bertrand Russel, c’est publié aux éditions Allia. 6 euros environ. De toute façon, avec le temps pourri de ce mois de juillet, lire est encore la meilleure façon d'optimiser des vacances pluvieuses…

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