Par Robertcri
Il y a des auteurs excellents, il en est aussi de très nuls, et puis il y a les autres, les inégaux, les imprévisibles. C’est le cas de Bertrand Visage. J’avais beaucoup aimé son Education féline, dont on trouvera la critique sur le présent blog : c’est fastoche, vous allez en haut de cette page, vous cliquez sur la petite flèche noire à droite de « articles de cette rubrique » et vous cherchez Education Féline, c’est par ordre alphabétique… Pour en venir à Bambini, c’est un livre que je trouve terriblement décevant. Pas une fois je n’ai réussi à entrer dans cette histoire affreusement confuse, cette ratatouille, cette purée verbeuse dans laquelle il est question d’une institutrice, d’une classe d’enfants à Rome, de rats que l’on trouve un jour dans un placard. On n’y comprend pas grand-chose, et le peu qu’on comprend n’a strictement aucun intérêt. On s’ennuie au milieu de phrases lourdes souvent faites de mots abstraits, en voici un extrait pour prouver ce que j’avance :
« Mais la jeune femme n’en démordait pas. Il fallait que l’école soit fermée. Car elle avait dû accomplir en esprit un renoncement immense, avant d’en arriver à ce souhait-là, qui était le contraire absolu de son désir le plus profond ; et maintenant qu’elle avait fait un tel chemin, il lui paraissait vraiment inouï de ne pas réussir à extorquer aux administrateurs, eux qui se fichaient éperdument de l’école, ce simple geste, sans conséquence sur leur vie de tous les jours. »
Quel charabia ! De quel renoncement est-il question ?... quel souhait ?... quels sont ces administrateurs ?… un tel chemin ??? quel chemin ?... C’est flou, on se paume dans ce dédale de mots enchevêtrés et sans vie… Comme c’est froid, théorique, confus, sans jamais la plus petite émotion ! On lit ça sans le moindre plaisir, en s’emmerdant ferme. On rame de page en page, attendant enfin une éclaircie qui ne viendra jamais, hélas !... Je le regrette vivement. Et je veux croire qu’avec Bambini, il s’agit d’un moment de faiblesse de l’auteur. Peut-être est-ce aussi une sorte d’humour et de dérision… J’y suis resté, pour ma part, totalement imperméable. Bertrand Visage mérite mieux que ce ratage. Mais justement, lorsqu’on a lu avec tant de bonheur l’Education féline, on n’en est que plus déçu par Bambini… Allez hop, n'en parlons plus, tournons la page, refermons ce livre et passons au suivant !
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