Par Robertcri
Au bistro du coin – film de Charles Nemes – 2010 –
Au-dessous de tout ! Le décor est déjà d’un misérabilisme pitoyable : un bistro minable dans un quartier pourri. On trouve là-dedans la clientèle qui va avec : une bande de bras cassés, de déjantés, de malmenés de la vie, d’alcoolos. L’humour de tous ces personnages est du même niveau : le niveau zéro ! Les grosses blagues crétines s’enchaînent laborieusement, avec des tentatives désespérées de trouver une formule-choc, un aphorisme imbécile, une réplique-culte… Mais ça se casse la gueule. Tous ces piliers de bar ont une ambition : monter un spectacle de théâtre, plus ou moins au profit des SDF du quartier, car il est bien connu qu’il suffit d’être pauvre et bourré pour avoir talent et générosité !.... On imagine bien ce que ça va donner : cette bande de nullards ne sait ni gérer, ni organiser, ni prévoir, ni diriger, ni coordonner… du coup c’est le bordel, pas de salle disponible dans un premier temps, puis la sono tombe en panne, un acteur, quitté par sa copine, tente de se pendre, la marchande de crêpe à la sale gueule et à l’élocution douteuse est persuadée qu’elle aura un rôle, puis, de dépit, fout le feu au théâtre !... Bref tous ces personnages de minables se débattent dans leurs petits problèmes minables, c’est l’amateurisme au pire sens du terme, sans organisation, sans cohésion, le grand bazar improvisé. Et comme si ça ne suffisait pas, le réalisateur en rajoute une couche, et, croyant faire de l’humour, nous présente une pompier complètement bourré ! Pitoyable ! Crétin !... Un film qui n’en est pas un, juste un décor de merde où évoluent des histrions. Un ramassis de bons sentiments sur fond de misérabilisme et de bêtise. Du cinéma pour les nuls, du très bas de gamme…
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