Par Robertcri
Un poison violent – film de Katell Quilleveré – 2010 –
Acteurs : Michel Galabru (le grand-père) – Lio (la mère) – Clara Augarde (Anna, la jeune fille) – Thierry Neuvic (Le père) – Stefano Cassetti (le prêtre)
Ce film aurait pu être excellent, mais il est confus, car son montage est brouillon. Je m’explique : il me fait penser à un livre donc chaque page est bien écrite, mais dont l’ensemble est un fouillis mal ficelé. Mal construit. Mais bon, de quoi ça cause ?... Voici : une petite jeune fille de 14 ans, Anna, a terminé son année scolaire en internant. A son arrivée dans la maison de ses parents, elle constate que son père n’est pas là. Sa mère est devenue une emmerdeuse acariâtre. Son père a quitté le domicile conjugal. Anna est désemparée, mais trouve un réconfort auprès de son vieux grand-père qui vit dans la maison (Michel Galabru). Elle tente de convaincre son père de revenir à la maison. Dans le même temps, un jeune freluquet la drague, et même, un jour qu’Anna a mis hypocritement une minijupe qui lui arrive à la ceinture, lui saute dessus voracement pour lui rouler une pelle (et plus si affinités, mais elle n’a pas d’affinités, pas tout de suite !)… Rien d’autre dans ce film, qu’un fouillis de jolies petites séquences mises bout-à-bout, avec les indispensables scènes facilement racoleuses, histoire d’assouvir le voyeur cochon qui sommeille, allez je vous dis tout : la petite Anna montre généreusement ses jeunes nénés sans nécessité pour l’histoire, en tout cas ça montre qu’ils n’ont nul besoin de Lejaby pour se tenir fièrement ! Allez, on continue par plus fort : un soir elle soulève sa chemise de nuit pour faire voir sa foufoune à son grand-père !... Certains préfèrent voir Venise et mourir, papy c’est la foufoune ! C’est sa Venise à lui, et le résultat est le même : le lendemain, le vieux est mort ! On ne saura jamais si c’est d’émotion éblouie, ou bien si c’est de déception en voyant ce jeu de dupes : voir sous les jupes d’Anna ! (Merde, comme les autres, rien de plus ! Mourons !!!)… A l’enterrement, Anna donne lecture d’un poème grivois à la mémoire du grand-papa chéri, puis retourne vite fait vers ses amours de vacances avec Pierre le jeune freluquet. La vie reprend, ordinaire, banale. Et ça se termine comme ça. Beaux paysages de Bretagne, mais film décousu et un peu chiant à cause de ça, malgré le très bon jeu des acteurs. C’est un beau brouillon, mais pas une œuvre achevée.
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