Par Robertcri
Ce roman de jeunesse de Zola ne fait pas partie des Rougon-Macquart, et c'est heureux, car Madeleine Férat est un effroyable mélo dramatico-sentimental, doublé d'un ouvrage truffé de bourdes scientifiques sur l'hérédité. L'histoire est celle de Madeleine Férat elle vit avec un vieux tuteur, mais lorsque ses nénés ont poussé, le vieux lubrique l'empoigne avec des intentions orgasmiques évidentes... Madeleine s'enfuit, et rencontre Jacques, un étudiant musclé et viril, à qui elle accorde immédiatement ce que le vieux tuteur réclamait en vain... Puis Jacques, ayant assouvi sa libido, abandonne Madeleine, et achève des études médicales avant de s'embarqer pour la Cochinchine... Désemparée, Madeleine a une aventure avec un autre mec, Guillaume, qui est (MELO !)... le copain d'école de Jacques !!!! et bien sûr Guilaume ignore (MELO ) que sa copine a couché avec Jacques ... Ensuite c'est une longue ratatouille d'un mélo pire que dans Nous Deux et Harlequn ... Guillaume épouse Madeleine... Jacques fait naufrage dans le bateau en Cochinchine tout le monde est mort .. Mais (MELO !) Jacques est rescapé et revient ! Tout le bouquin est une suite de conneries de ce genre, invraisemblables, avec des héros qui font de leurs histoires de cul et de leurs désirs un drame permanent, et se pourrissent la vie eux-mêmes... La femme est décrite en permanence comme un être faible, toute soumise à son amant, son maître absolu !... Pire que pire : la femme est "imprégnée" par son amant, au point que si elle tombe enceinte de son mari.. tout en pensant à son amant, le bébé qui naît... ressemble à l'amant et non au mari !! Là on est dans le délire, j'arrête ! Mais c'est un roman tellement nul, dépassé, ringard, has-been qu'il faut le lire, car il témoigne de la mentalité générale française au 19è siècle !
Thème Magazine © - Hébergé par Eklablog