Par Robertcri
Lullaby, film de Benoît Philippon est sorti en 2009. Ses deux interprètes principaux sont Rupert Friend dans le rôle de Sam, et notre Clémence Poésy nationale dans le rôle de Pi… L’histoire en quelques mots : Sam est libraire le jour et musicien la nuit, mais rien ne va plus quand sa copine Joséphine meurt… Le musicien ne joue plus, la librairie périclite… c’est alors que surgit chez lui, avec un mystère très cinématographique, une autre meuf, prénommée Pi, qui s’est cachée dans la salle de bain et ne veut plus en sortir… Sam et Pi se parlent à travers la porte, à la découverte l’un de l’autre. La suite, évidemment, on s’en doute : quand on met ensemble un tenon est une mortaise, on sait bien que c’est pour que ça s’emboîte l’un dans l’autre !... C’est ce qui se passe dans le film, et c’est ce qui fait hurler les critiques et les intellos du 7ème art, qui ont horreur des tenons et des mortaises qui s’emboîtent ! Eux, il leur faut des messages philosophico-politicards, des thèses psycho-sociales, de la satire politique forcément anti-gouvernementale, des luttes pour la démocratie qui les font saliver dans leur fauteuil de cinoche en leur évitant du même coup de livrer les vrais combats dans le monde d’aujourd’hui ! Bref, les intellos n’aiment le cinéma que lorsqu’on s’y emmerde… le film à thèse bien chiant ! Ici, on ne s’emmerde pas, même si l’histoire est évidemment gentillette et toute mignonne ! Mais bon, justement, une histoire comme celle-là, ça nous change un peu des réalités sordides et des grands dirigeants qui vident leurs testicules tantôt sur la robe bleue d’un stagiaire de la Maison Blanche, tantôt sur le chemisier d’une femme de chambre. Lullaby, oui, ça nous change des petites saloperies du quotidien, et c’est tant mieux !
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