Par Robertcri
La Solitude des nombres premiers –film de Saverio Costanzo – 2011 –
Ce film est tiré de l’excellent roman de Paolo Giordano, dont vous trouverez ma critique à la rubrique Livres du présent blog. Favorablement impressionné par le bouquin, j’ai regardé le film. En outre, les critiques en avaient dit beaucoup de bien dans la presse, jugez plutôt :
« Ce film est d’une beauté à couper le souffle »… « La solitude des nombres premiers dégage une impression puissante et magnifique »… Et il y en a des tartines épaisses comme ça dans la presse, toutes de la même veine dithyrambique (j’utilise exprès cet adjectif -dithyrambique- pour vous obliger à consulter le dictionnaire !)…. Menteries que tout cela ! Ces critiques ne sont que des fariboles serviles. Probablement des critiques de complaisance, rédigées par des journalistes-potes, autour d’une bonne table, dans le petit monde médiatico-littéraire où l’on se fait des renvois d’ascenseur et des petites agaceries d’intellos pour se rendre de menus services… ça peut toujours servir pour lancer la carrière d’un fiston un peu cancre, qui, sans relations finirait manutentionnaire chez Brico-Merlin !… Ne nous voilons pas la face, le film est une longue projection de près de deux heures, où le réalisateur essaie désespérément de rendre par l’image les impressions subtiles du texte de Paolo Giordano… Ratage sur toute la ligne ! Le livre nous raconte la vie intérieure de deux êtres, un garçon et une fille, que tout rapproche et que tout sépare, comme sont les nombres premiers, qui ont des caractéristiques communes qui les rapprochent , mais qui, dans le même temps, sont irrémédiablement séparés par d’autres nombres, en sorte qu’il n’y a jamais deux nombres premiers l’un à côté de l’autre… Cette douloureuse proximité impossible est superbement racontée dans le livre, et superbement ratée dans le film. Les images sont longues, chiantes, impuissantes à traduire les élans du cœur et les mouvements subtils des âmes. Bref, inutile de gloser plus longtemps, mon double conseil est le suivant : N’allez pas voir le film, mais achetez le livre : La solitude des nombres premiers, c’est à la fois un excellent roman, et un film exécrable !...
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