Par Robertcri
Blue Velvet –film de David Lynch – 1986
Acteurs : Dennis Hooper, Laura Dern, Hoe Lange
Et dire que ce film a été classé par Entertainment Weekly comme l’un des cents plus grands films jamais réalisés !... C’est à en tomber sur son cul !... Inutile de préciser que mon avis est aux antipodes de ce jugement. Ce film de David Lynch prouve seulement qu’on peut avoir tourné brillamment un film comme Elephant Man, et se permettre ensuite de nous emmerder grave avec ses fantasmes personnels. Blue Velvet (Velours bleu en français) nous entraîne dans des délires de cul sans le moindre intérêt : un brave pépère qui arrose son jardin est victime d’une crise cardiaque. Son fils, Jeffrey lui rend visite à l’hosto, puis au retour découvre sur un terrain, dans l’herbe, une oreille humaine, pleine d’insectes. Comme a dit le réalisateur : « il fallait que je montre un trou humain »... Autant dire qu’il aurait dû aller jusqu’au bout de sa pensée et nous montrer celui qui le préoccupe, et qui n’est sûrement pas celui de l’oreille, Tartuffe, va !... Le brave fiston apporte l’oreille au policier du coin, lequel (le policier, pas le coin !) a une fille, la belle Sandy, qui a des trous aux oreilles, mais pas que ! Jeffrey et Sandy décident de mener leur enquête. Elle va les conduire dans un milieu glauque, où voisinent une chanteuse vulgaire de cabaret et un pervers sexuel violent, tout cela étant prétexte à nous montrer une fille à poil dans sa chambre, et des ébats dramatisés entre une chanteuse détraquée qui pleurniche et réclame des coups et un furieux sadique... Et pour bien qu’on pige, le réalisateur prend soin de nous montrer, çà et là, une jolie maison avec de jolies fleurs rouges, puis de jolies fleurs jaunes. Des fois que vous n’auriez pas encore pigé, il veut nous montrer qu’il se passe de drôles d’histoires derrière les belles façades charmantes des maisons ! Eh oui, tout ça pour ça, la leçon est bien lourdingue. Mon neveu gendarme dans l’Yonne n’a pas besoin de voir Blue Velvet pour savoir toutes les saloperies qui se dissimulent derrière des murs bien lisses des villages de la douce France ! Il n’a pas besoin d’un film de deux heures pour le savoir. En résumé, Blue Velvet, c’est d’abord un quart d’heure d’espoir... on espère une intrigue après la découverte de la fameuse oreille... et puis c’est une heure et quarante cinq minutes d’un long emmerdement, où l’on n’a plus qu’une hâte : que ça finisse ! Oui, c’est ça qui est classé parmi les 100 meilleurs films jamais réalisés !
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