Par Robertcri
Voici une véritable imposture : ni roman, ni biographie, mais une ratatouille des deux genres, avec une prétention historique, celle de nous faire connaître une des compagnes du peintre Modigliani, à travers sa folle passion ... Tenez vous bien : si vous ignorez tout de ce peintre, de son art, vous n'en saurez pas davantage à la fin de votre lecture ! Vous aurez juste eu droit aux frasques de cette Jeanne, presque encore ado, et dont les chaleurs nouvelles de son périnée la jettent entre les bras de ce peintre maudit, alcoolique, drogué et tuberculeux, dont elle adore tout, y compris son vomi ! Ce n'est plus une femme amoureuse, mais une esclave tristement addict... Les phrases sont à la hauteur de cette "riche" aventure humaine ; je cite : "De l'extrémité turgescente de sa verge il saura faire rougir la vierge... faire rugir la vierge" ... ou encore :"je me force à fixer son visage pour ne pas voir le reste, les poils drus sur le torse, le sexe pendant entre les cuisses, les testicules..."... Au fond, l'auteur aurait pu nous raconter une aventure sexuelle entre une caissière du Macdo et un plombier alcoolo... C'eût été la même chose : aucun intérêt, tout le monde s'en fout ! Sauf que là, le nom de Modigliani sert de prétexte culturel à un récit sans intérêt, et d'appât pour piéger le lecteur crédule !... Et je vais vous dire : j'aurais préféré l'histoire du plombier et de la caissière, sans doute plus équilibrés !....... car Modigliani meurt à 36 ans, tandis que Jeanne, le lendemain, se jette de la fenêtre du 5è étage au domicile de ses parents, tuant du même coup l'enfant qu'elle portait !!! Une histoire pitoyable et triste, et qui n' apporte rien, mais alors RIEN, sur Modigliani et son oeuvre... Eh oui, voilà comment évolue la littérature, quand on passe de Malraux à Rachida Dati au ministère de a Culture !
Thème Magazine © - Hébergé par Eklablog