• Il s'agit ici d'un très court récit historique ; pas une fiction, pas un roman, mais un document qui sort de l'ombre une révolte paysanne comme il y en eut tant il y a très longtemps. Là, il s'agit des Tuchins, ces paysans d'Auvergne qui ont pris le maquis entre les années 1360 et 1390. On était en pleine Guerre de Cent ans".  Furieux de voir choisi Philippe VI de Valois comme roi de France, Charles le Mauvais et Edouard III d'Angleterre mènent en France des combats dévastateurs. Pire, il y a les trêves : on cesse alors les combats, mais les soldats, désormais sans solde, parcourent les contrées et forment des hordes de pillards. Des paysans, ruinés par ces pillages et exactions, prennent alors le maquis, se cachent dans les bois et mènent des opérations violentes contre les pillards. Ce sont les Tuchins. Ils ne remettent pas en cause la royauté, ils réagissent contre la faiblesse du pouvoir royal qui n'assure plus la protection de leur vie et de leurs biens. Alain Mourgue a le grand mérite de faire sortir de l'ombre ces révoltes mal connues, voire totalement oubliées.  Le livre "Les Tuchins" (4,91 euros) est publié sur www.thebookedition.com où vous pouvez l'acheter. 

    Alain Mourgue a écrit déjà une autre ouvrage sur un sujet similaire : "Le Coq rouge", qui relate les révoltes paysannes qui ont débuté en région parisienne à Saint-Leu d'Esserent, à peu près à la même époque. Cet ouvrage "Le Coq rouge" est également disponible sur www.thebookedition.com


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  • Ce roman, dont l'histoire se déroule pendant la Révolution française, aurait pu constituer un bon roman historique, ou encore une sorte de docu-fiction littéraire, permettant au lecteur de se divertir tout en apprenant... Hélas, c'est raté. Le livre est parcouru par deux récits entrecroisés au fil des chapitres : le premier récit raconte les tribulations abracadabrantesques de deux  personnages, payés par un noble pour lui ramener un mystérieux "enfant-léopard", sorte de mulâtre à le peau noire tachée de blanc, qu'on présume être le fils d'une grande dame du royaume, voire de la reine Marie-Antoinette... Mais ce récit, où l'auteur mêle un vague humour à un fatras de détails, n'est qu'une épouvantable ratatouille d'aventures aussi picaresques qu'invraisemblables et extravagantes, à laquelle on ne comprend absolument rien, tant c'est décousu : ça part dans tous les sens, on se tape sur la gueule, on se poignarde, on se trucide toutes les trois lignes, on ne sait pas qui est qui, qui poursuit qui, qui tue qui, ni comment ni pourquoi, dans ce grand foutoir d'écriture qui a pourtant reçu le prix Renaudot en 1999.... Heureusement, un autre récit traverse ce roman : celui des derniers jours, des dernières heures de la reine Marie-Antoinelle, condamnée à mort par le Tribunal révolutionnaire, et que l'on va guillotiner. Là, l'écriture s'assagit, se fait plus grave, à l'image du drame historique et humain qu'elle nous fait partager... C'est la partie intéressante de ce roman, autrement dit à peine un quart du bouquin ! Le reste est de la grosse déconnade feuilletonesque, qui peut en amuser certains mais qui m'a profondément ennuyé, et je suis poli. Conclusion : ce récit ne passera sans doute pas à la postérité, et il ne restera pas non plus dans ma bibliothèque !  Allez hop, ça dégage !


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  • Les yeux en bandoulière est un vieux polar à l'ancienne, publié en 1939 : et donc pas de police scientifique, pas de traces d'ADN pour aider les enquêteurs. Ici, des enfants ont été empoisonnés par des chocolats truffés de strychnine ! Quel est le salaud qui a fait ça ? Telle est la question à laquelle doivent répondre les enquêteurs.  Il n'y a dans ce bouquin aucun suspense, aucune action, rien qu'une multitude de minuscules détails pointillistes dans cette enquête en vase clos qui me fait penser au Cluedo ! Des tonnes et des tonnes de déductions contradictoires, un labyrinthe de fausses pistes entre lesquelles on s'ennuie profondément. C'est un imbroglio inextricable jusqu'à l'arrestation finale du coupable, qu'on avait pourtant sous les yeux depuis le début ! En fait, l'histoire se résume à ceci : on a cinq coupables possibles  lequel est le criminel ? Le titre du roman rappelle que les témoins ne savent pas observer ni regarder : ils ne voient rien,,ou voient mal,  et ont "les yeux en bandoulière"...Moi, ce jeu subtil de déductions innombrables pendant 219 pages, ça me fait dormir !... Allez, hop, à la benne, ce bouquin ! Vive le recyclage !


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  • Quel abominable bouquin ! Il fait partie de ceux que j'ai envie de bazarder dès la page 30, mais que je me force à lire jusqu'au bout, héroïquement, parce que l'on ne peut juger un roman sur ses premières pages. Et donc, l'ayant lu du début à la fin, je peux dire qu'il est nul de bout en bout. Nul par son histoire, celle d'un écrivain qu'une soudaine crampe de la main empêche d'écrire : très gênant pour celui qui en est victime, mais ça ne forme pas la trame d'une histoire palpitante. Pour meubler, l'auteur nous raconte alors d'une manière décousue, les aventures sexuelles de cet écrivain tourmenté, et qui va de femme en femme, plus ou moins en même temps, entre sa femme Anny, son amante Nur, laquelle finira par coucher avec  sa copine Balkis, tandis que l'écrivain à travers la consultation de divers thérapeutes, tente de trouver les causes de cette main bloquée. Son obsession ne va pas qu'aux femmes, mais également au chevaux, et plus particulièrement à une jument nommée Melody Centauresse...  J'ai lu que cette histoire sentait le vécu. J'ai surtout trouvé qu'elle sentait le cul. Pas le cul parfumé d'une divine princesse, mais le cul transpirant d'une cavalière en sueur, sans compter les relents délicieux de la vulve de jument !   Mais voici quelques extraits qui valent mieux qu'un long discours : "Le cul de mon amante se superposait, dans la danse,  au fessier foisonnant de la Centauresse (la jument !)".... " La respirer encore, par tous les orifices, naseaux, vulve, anus.".... Et certains critiques osent parler d'érotisme !  moi ça me dégoûte !.... En outre, Patrick Grainville écrit souvent dans un style  pédant, genre culturel chiant, en voici un exemple : "C'est là que sa beauté intérieure me tue. Opaque et claire. On ne peut rien saisir. Elle n'a plus de passé, d'histoire. Sorte de Persée qui aurait trucidé Méduse sans se souiller"...  Comprenne qui pourra ces allusions snobinardes à la Mythologie, réservées aux fins lettrés de troisième année de Lettre classiques à la Sorbonne !...... Maupassant , dans son style d'une lumineuse clarté, ne se fût jamais permis des phrases de ce genre, lui qui voulait que ses livres fussent vendus dans les gares !... Et puis enfin, un roman, c'est fait pour rêver, s'émouvoir, pas pour se plonger dans les pets de jument et les sécrétions vaginales d'une amante ! Quelles banalité triviale dans ces détails anatomo-physiologiques !....  Je n'insiste pas : je déteste ce bouquin, dans lequel on ne trouve qu'un interminable nombrilisme assaisonné à la cyprine et aux effluves sexuels des juments, qui me ferait désespérer de Patrick Grainville si je ne savais qu'il avait écrit d'autres livres, que pourtant je n'ai pas lus. Il faut convenir que "La main blessée" n'incite guère à lire un autre titre de l'auteur : s'ils sont tous du même tonneau !!!.... J'ai eu envie de mettre ce bouquin directement à la poubelle, mais bon, comme je suis conscient que tous les goûts sont dans la nature, et que d'autres que moi apprécieront sans doute ces senteurs de cul de jument, je vais déposer le bouquin dans une boîte à livres comme on en trouve dans certaines villes. Après avoir fait mon désespoir, il fera peut-être le bonheur d'un autre lecteur !  


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  • On ne peut pas dire grand-chose de péremptoire à propos de ce roman, car il n'offre pas prise aux débats ou aux polémiques ; chacun le ressentira en fonction de sa sensibilité et de ses attentes. Pour moi, ce n'est pas vraiment un roman, car il ne m'emporte nulle part. Ce livre est la chronique de deux existences : une femme, Nora, qui vit dans les Landes, proche de la nature, avec ses deux chevaux qu'elle adore, au point que c'est à peine s'il y a de la place pour Daniel, un dentiste rencontré dans e choc des vagues, et dont on se demande bien ce qu'il vient faire dans cette histoire, qui d'ailleurs n'en est pas une... Tout commence ici par la mort de Buveur d'Air, le vieux cheval... On a donc droit à l'évocation de la vie de l'auteur auprès de ce cheval, et à d'interminables lamentations sur sa mort.. Et puis le livre embraye sur la vie quotidienne, au jour le jour : il y a la jument, qui elle n'est pas morte, il y a les trois chiens, et puis il y a un voisin au destin tristement banal et sans éclat : Gabriel, surnommé Gaby, un coiffeur.. donc homosexuel (évidemment !)... donc aussi terriblement attaché à sa mère (évidemment !) Les poncifs ont la vie dure !...... Le livre traverse ces vies diverses, ces existences croisées, dans un fatras pointilliste d'innombrables anecdotes minuscules dont l'accumulation au fil des pages n'apporte au roman aucune unité, aucune progression, et pas le moindre suspense. C'est seulement le temps qui passe, les gens qui vieillissent, tous... On sent que tout ce qui est raconté touche profondément le coeur de l'auteur, sans parvenir à émouvoir celui du lecteur, du moins pour ce qui me concerne. Je suis constamment resté extérieur, comme un témoin de ce livre, sans jamais l'investir de ma pensée, sans jamais en ressentir la moindre émotion. Il n'y a que la titre qui soit réussi : Crépuscule taille unique, c'est au départ  une paire de bas dans une grande surface, modèle Crépuscule, taille unique. Au sens figuré, cette expression caractérise bien sûr la vieillesse, crépuscule de la vie, et taille unique, pour rappeler que ce crépuscule touche tout le monde, indistinctement et de la même manière... C'est tout, rien d'autre à ajouter. Livre pénible, triste, confus et fade pour moi... Et pour vous ?.... 


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