• On ne se méfie jamais assez de la télé. J'avais acheté ce livre  après en avoir entendu parler dans l'émission "La Grande Librairie"., brillamment animée par François Busnel... Hélas, comme il y a loin de la coupe aux lèvres, il y a loin du discours enthousiaste au plaisir de la lecture. Pourtant, le thème est excellent : Dans l'Allemagne des années 1930, Hitler voit croître sa popularité, tandiis que le livre va nous raconter l'histoire d'un groupe de personnes qui s'engagent dans un combat anti-nazi, notamment la photographe Ruth Becker et  son mari Hans, écrivain, ainsi que l'écrivain socialiste Ernst Toller et son amante l'ardente Dora... Oui, il y avait là tous les ingrédients d'un passionnant récit ! Mais les ingrédients ne sont pas tout, il faut savoir cuisiner ! Or ce livre sombre, comme 80% des romans d'aujourd'hui, dans le puzzle épouvantable.. Une véritable manie qui consiste à découper l'histoire, non  pas en chapitres logiques, mais en changeant à chaque fois de personnage et de lieu, et d'époque ! On est par exemple en Allemagne en 1933, avec Ruth... Au chapitre suivant on est aux USA  en 2000  avec Toller ! On revient des les années 60 au chapitre suivant où il est question de Dora/ ! Une véritable ratatouille, née probablement de cette manie contemporaine du zapping ! On zappe, on clique, on change; on regarde un petit bout de n'importe quoi, dans tous les sens, le dessert avent le plant, un coup de coca avant la pizza, un verre de rosé puis un yaourt... Et tu démerdes pour digérer tout ça ! Exactement pareil pour ce livre ! Tu lis un peu n'importe quoi, dans le plus grand désordre, et tu te démerdes après pour recoller les morceaux ! Moi, je ne supporte pas ! Et donc j'ai balancé le livre par la fenêtre à la page 74 ! Dommage ! J'avais payé pour les 500 pages du bouquin ! ... Moralité : faut pas trop écouter les conseils de François Busnel ! Qu'ils soient passionnants ne vous garantit pas un beau moment de lecture !... Mais bon, si le coeur vous en dit, allez-y  ! Si vous êtes un lecteur-zappeur, "ça peut le faire" !....


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  • Comme disent souvent les génériques des films d'aujourd'hui "ce récit est tiré d'une histoire vraie". Marc Lambron ne nous offre pas ici un roman, il nous parle de la mort de son frère Philippe, décédé à 34 ans du Sida, en  1995.  A vrai dire, il s'agit ici d'un livre étonnant. Il ne nous apprend rien sur le Sida, il ne raconte pas la mort  de Philippe... Au fond, on n'apprend pas grand-chose en lisant ce livre ! Mais on s'y enrichit de la réflexion de l'auteur sur la vie, la mort, la fratrie, la condition humaine, sa fragilité, ses ambiguïtés. Certes, j'ai commencé ce livre avec un a priori négatif, car je déteste ces étalages de souffrances, ou pire, de tripes à longueur de pages... Or, miracle de l'écriture mais aussi de la sensibilité de Marc Lambron,, ses confidences ne sont jamais  des étalages, on ne sombre pas dans l'exhibition, tout est dans la pudeur et la retenue, dans la profondeur de la pensée... Alchimie de la souffrance et de la littérature, il reste ce livre qu'on lit sans ennui, mais au contraire avec un grand intérêt, sans curiosité morbide, mais comme un moment d'humanité partagée...  Et comme on n'est pas ici dans un polar, je peux vous livrer la fin, ces paroles ultimes que l'auteur adresse à son frère décédé : "Je reste sur la terre. Et toi tu marches dans le soleil". 


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  • Il s'agit d'un premier roman. Un coup d'essai, mais on est loin du coup de maître. Ce livre est une histoire abracadabrantesque, dans laquelle une serveuse de bar a confié son mouflet à un coule qui l'a adopté. Sur cette trame se greffent des assassinats en série, un chapelet de meurtres commis par le père du mouflet... J'ai rarement lu un livre aussi chiant. C'est une ratatouille à laquelle on ne comprend pas grand-chose, Aucun suspense, aucune enquête, rien qu'une course poursuite, un jeu du chat et de la souris, et des tueries sauvages pour des motifs très cons qui ne donnent pas une haute idée de la nature humaine.....Quand on referme le livre, avant de le balancer dans la poubelle des papiers à recycler, on se demande ce qui peut plaire à certains lecteurs dans cet étalage de tripes sanguinolentes, de chapitre en chapitre !  Quelle violence imbécile, partout !...Je pardonne, parce que c'est un premier roman ! Mais attention au deuxième ! Je serai vigilant. Le roman est publié chez Payot en édition de poche à 8,90 euros. 


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  • Je viens de lire ce roman de la célèbre Agatha Christie. Au risque de paraître  insolent, j'ose dire que ce livre m'a beaucoup déçu. Je n'y ai trouvé aucune histoire, aucun suspense. Un crime est commis dès le début du bouquin : un homme est retrouvé mort dans le train. Train dans lequel se trouve, comme par hasard, le détective Hercule Poirot. Et tout au long des pages, il ne se passe rien ! Chaque chapitre est consacré à l'interrogatoire d'un des douze voyageurs présents : interrogatoire de la baronne Machin... interrogatoire de monsieur Trucmuche, etc... On n'a pas l'impression de lire un roman, mais de parcourir des fiches pleines d'indices évidemment contradictoires. Une sorte de jeu de piste, de charade, de devinette permanente. On a l'impression de jouer au Cluedo : qui a tué ???... De plus, le style est banal, la traduction nous donne un texte sans saveur..... Bien entendu, la fin nous révèle une surprise que je ne dévoilerai pas ! Mais on a envie de dire en refermant le livre : "Tout ça pour ça !"... 


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  • Ce livre nous permet surtout de découvrir un époque révolue, celle d'une enfance à la campagne, dans les années du début du 20è siècle, vers 1910-1920... L'auteur, Paul Guth nous livre ici ses souvenirs : une famille modeste, un père mécanicien, et la rude vie au pied des Pyrénées, près de Lourdes... Le mérite du livre est de nous faire découvrir une autre époque, où l'on se régalait d'un morceau de pain et d'une orange, où l'on dormait dans une chambre non chauffée, même au coeur de l'hiver... et puis le train qui met 10 heures pour traverser le département du Gers ! Un véritable documentaire historique... Et en même temps, ce livre montre à quel point l'éducatin reçue conditionne le cerveau pour la vie !... Paul Guth, enfermé dan son éducation, se montre incapable de s'ouvrir  aux évolutions du monde... Il rejette tout en bloc : l'école moderne, les  voitures, la télévision, le sexe, l'homosexualité !... Ce n'est pourtant pas un méchant homme, ce Paul Guth ! Simplement comme la plupart des gens, il est "programmé" à vie par son éducation ! Un peu comme un ordinateur, dont on ne mettrait jamais à jour les logiciels. Je crois que c'est là que réside fondamentalement, l'opposition entre les jeunes et les vieux ! Cela ne tien nullement à l'âge, mais ç la programmation des cerveaux.... Les vieux ont été programmés avec un certain nombre de principes et de valeurs... les jeunes, sont programmée avec d'autres valeurs, différentes, d'où les oppositions. Et d'ailleurs, quand les jeunes seront devenus vieux, ce sera la même chose : n'ayant jamais mis à jour leur pensée, ils s'opposeront à leur tour à leurs enfants qui auront été éduqués selon encore d'autres principes !  Moralité : si vous ne voulez pas vous encroûter en emmerdant les jeunes, remettez à jour vos certitudes, vos vieux principes ! Vous parents vous ont bourré le crâne et ils ont bien fait, car il était vide ! Seulement voilà, les principes qu'ils vous ont  appris n'ont pas une valeur éternelle, quoi que vous en pensiez ! Secouez-vous l'esprit ! Sinon, vous deviendrez, comme Paul Guth, un vieux réac radotant !... Une Enfance pour la vie, un livre à lire, de toute façon...


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