• Missions étrangères de Paris - 13 avril 2010

     MISSIONS ETRANGERES DE PARIS

    Balade organisée par l’Amicale des anciens élèves des écoles d’Ivry

    Le 13 avril 2010, un vent printanier nous a poussés d’abord  vers une première mission qui ne nous est nullement étrangère : contribuer à la formation des jeunes apprentis de l’école hôtelière Ferrandi, 28 rue de l’Abbé Grégoire, près du Bon Marché. Des élèves attentifs et stylés nous ont servi un menu fin où ont défilé, dans les assiettes d’abord, dans les gosiers ensuite, d’adorables sardines tartares en leurs atours croustillants,  de délicates asperges vertes vêtues d’une fine lamelle de lard  et entourées d’oignons confits et d’une tendre salade de roquette dentelée, parsemée de copeaux de parmesan et pignons de pin. Vint ensuite un contrefilet fondant qui me fait encore saliver rien qu’en l’écrivant,  puis quelques fromages du terroir et pour conclure, un Bavarois aussi goûteux que moelleux… Quant à nos  verres, ils furent emplis ad libitum d’un Madiran à la robe d’un velouté profond que je vous laisse imaginer.  Pour les convives sobres, heureusement minoritaires, le sommelier avait disposé  sur la table quelques bouteilles d’une eau minérale d’Auvergne connue déjà en 1690 et que Louis XIV faisait venir jusqu’à Versailles, c’est du moins ce qui était écrit sur l’étiquette : c’est vous dire que même l’eau avait de la classe, dans ce menu royal, même si elle avait surtout un goût prononcé de marketing ! Après ce repas, véritable péché de gourmandise, il fallait faire amende honorable : c’est ce que nous avons fait,  par un  pèlerinage à  la Société des Missions Etrangères de Paris toute proche. Douce pénitence en vérité, qui nous a permis de découvrir cette institution religieuse vieille de 352 ans, et dont la mission est essentiellement d’aller dans les pays d’Extrême-Orient pour y former des prêtres du cru : chinois, cambodgiens, vietnamiens, japonais, thaïlandais, indiens… Nombreux sont les missionnaires qui furent torturés et massacrés par les autochtones entre 1690 et 1866, et dont l’institution conserve ici le souvenir et honore la mémoire dans une crypte qui retrace leur histoire et leur martyre. Mais les Missions étrangères de Paris, c’est aussi un ensemble de splendides bâtiments en pierre blonde parisienne du 18è siècle, bordant un superbe jardin d’un hectare, planté d’arbres élégants, et fleuri de parterres engazonnés. Imaginez : on est en plein Paris, à deux pas du Bon Marché, et l’on n’entend que le chant des oiseaux et le murmure du vent ! C’est stupéfiant… Nous avons fait le tour du jardin  sous la conduite instructive  d’un guide aussi compétent qu’enthousiaste. C’est lui qui nous a montré,  juste à côté, par delà un mur de pierres, la maison où est mort Chateaubriand le 4 juillet 1848…  C’est lui également qui nous a donné de nombreuses explications sur les cultures et les langues si diverses des pays d’Extrême-Orient, si mal connus… Mais déjà il se faisait tard malgré l’heure d’été, et nous nous sommes séparés à l’heure des vêpres, en nous promettant encore bien d’autres balades… et d’autres agapes, bien entendu !  


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