• Fermina Marquez, par Valéry Larbaud, 1911

    Au début du 20è siècle. Une institution proche de Paris, Saint-Augustin, un pensionnat pour fils à papa. C'est là que vivent les héros de ce roman vieillot au parfum suranné.  Une brochette de mouflets nantis vivent là une scolarité de luxe, tous fils d'hommes d'affaires d'Amérique du sud. Il faut inculquer à ces petits cons les valeurs du monde des affaires : cynisme, confiance en soi, hardiesse insolente,.. de la vraie graine de manager ; ils pourront ainsi, devenus grands, faire comme papa et s'empiffrer de dollars pendant qu'on meurt de faim dans les favellas...  Pourtant, ces ados boutonneux et prétentieux sont démunis devant la féminité et le cu! Là, ils sont comme les ados prolos : tourmentés et désemparés. Or, voici qu'arrive à l'institution le jeune Paco Marquez, élève de cinquième. Cela n'a guère d'intérêt sauf que cet élève reçoit la visite régulière de sa grande soeur, la divine et distante Fermina Marquez, 16 ans !... Et bien sûr, elle met, à son insu, le feu à tous ces ados en manque ! Tous la courtisent ! Ce sont des assauts de courtoisie et de ruses pour l'approcher, rester en sa compagnie, tandis que les coeurs brûlent et que les périnées s'enflamment. Deux personnages vont s'occuper plus particulièrement d'elle : Santos, friqué et insolent, qui profite de la thune à papa pour faire des virées à Paris et dormir en classe ; et puis Joanny Leniot, un boutonneux tête de classe ; méprisé par les filles, il va vouloir se venger en jouant avec les sentiments de Fermina, laquelle, se prenant pour une sainte mystique, fait tourner en bourrique ces prétendants qui virevoltent autour d'elle.. Je vous passe les détails, on se retrouve finalement à la fin du bouquin ; les années ont passé, l'institution Saint-Augustin a fermé... Santos le hâbleur friqué est marié à une Allemande, rien à voir avec Fermina... Leniot, le premier de la classes, est mort... et Fermina, elle,... eh bien on ne sait rien ! Qu'est-elle devenue ?... Nul n'en sait rien... C'est ainsi que s'achève cette chronique nostalgique des passions adolescentes, un livre qui fait  vaguement penser aux Grand Meaulnes, mais sans le charme onirique et la poésie du roman d'Alan-Fournier. 


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